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Lakoom-Info : Merci de vous présenter (et nous
présenter les membres de la troupe Es-saada)
Yaël :
La Compagnie Es’Saada est une compagnie de danse
orientale professionnelle. Nous sommes 8 artistes
danseuses-chorégraphes (Aïda, Aya, Bina, Naïla,
Sonia, Taly, Yaël + Clélia spécialisée en danse
orientale fusion) avec chacune un parcours
différent. Nous sommes toutes issues d’un
enseignement différent (en moyenne 8 années de
formation en danse orientale + d’autres formations
en danse classique, danse salsa etc) et nous avons
également des envies et des pensées qui peuvent être
différentes. Ce sont 8 personnalités et donc 8
styles qui sont mis en avant : certains plus
énergiques, d’autres plus doux, certains plus
traditionnels, d’autres plus ouverts sur la fusion
moderne, certains plus aériens, d’autres plus
terriens etc. Nous sommes une troupe très soudée.
Lakoom-Info : Quand et Comment est née l'idée de
collaborer toutes ensemble et de former " Es-saada",
où cette rencontre a t-elle eu lieu ?
Bina :
En France, il n’existe que des compagnies de danse
orientale composées d’un professeur et de ses
élèves. Naturellement, les chorégraphies se
ressemblent beaucoup, du fait qu’elles proviennent
d’une seule et même personne, et généralement c’est
donc ce professeur qui est mis en avant pendant
l’ensemble des chorégraphies.
C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de
créer un groupe de danseuses issues de formations
différentes, avec des styles variés et qui
contribuent toutes, à niveau égal, à la création des
chorégraphies. Les chorégraphies en sont donc plus
riches, plus vivantes (beaucoup de déplacements et
changements de places puisque ce n’est jamais la
même fille qui est mise en avant).
Concernant la rencontre des danseuses, il y avait au
commencement un noyau qui, au fur et à mesure, s’est
élargi par l’introduction d’autres danseuses, des
personnes susceptibles d’apporter un « plus » dans
la compagnie. Ce sont des rencontres
professionnelles (lors d’évènements ou de
formations) qui sont devenues des amitiés et nous
ont donné l’envie de créer en commun, de donner du
renouveau à la danse orientale française.
Lakoom-Info : Vous avez sûrement été influencées par
des danseuses orientales. Si oui, lesquelles ?
Yaël :
La force d’Es Saada réside dans le fait que chaque
danseuse a ses propres références. Certaines ont été
influencé par les films égyptiens dès leur enfance,
ce qui les a amener à vénérer le style purement
égyptien. D’autres ont découvert la danse orientale
en France, par le biais des artistes françaises et
sont tombées amoureuses de cet art ce qui les a
amener à vouloir en savoir plus.
Chacune d’entre nous retrouve bien sûr sa source au
Caire, le berceau de la danse orientale, auprès des
grandes danseuses comme Dina ou Randa Kamel, mais ce
sont aussi d’autres découvertes à travers le monde
qui nous ont ouvert l’esprit et beaucoup appris sur
cet art (Orit Matoir d’Israël, Beata et Horacio
d’Allemagne, Yousry Sharif des USA…).
Chacun de ses artistes a des qualités ou des styles
qui nous influencent, certains dans l’émotion et
l’interprétation, d’autres dans leurs styles très
classiques, d’autres encore dans leurs enchaînements
très modernes…
Lakoom-Info : La danse du ventre "Danse orientale"
prend de plus en place de la place en Europe et en
France en particuliers, cela ne peut que vous
encourager à aller de l'avant ?
Taly :
Bien sûr qu’un tel engouement nous encourage. Mais
il ne faut pas oublier que cette danse n’a pas la
même reconnaissance que d’autres danses et notre but
est de faire évoluer ces mentalités.
Le fait d’avoir créer une compagnie composée
seulement de professionnelles montre que nous
voulons élever le niveau qu’ont déjà atteint
beaucoup de pays européens.
Cette danse doit être reconnue en tant qu’art et il
est évident que le rassemblement de personnes
passionnées qui vont dans ce sens ne peut que nous
encourager. Les cours de danse orientale se sont
beaucoup développés ces dernières années à travers
la France (plusieurs danseuses de la compagnie sont
également professeur).

Lakoom-Info : Selon les témoignages, vos
chorégraphies sortent de l'ordinaire, quelles sont
vos sources d inspiration ?
Yaël :
Comme je l’ai dit précédemment, nous mélangeons
beaucoup de styles ce qui nous amène à proposer des
chorégraphies « qui sortent de l’ordinaire ». Ce
n’est pas le but recherché lorsque nous
chorégraphions, sur le moment même. Cela dit, c’est
le rendu de tant d’inspirations différentes qui
donnent un effet original.
Il faut préciser que pour chaque chorégraphie, il y
a plusieurs parties créées par différentes
danseuses. Nous aimons aussi apporter des touches
d’humour ou de mise en scène dans nos chorégraphies.
Lakoom-Info : La danse est art où toutes les
expressions du corps sont permises et tous les sens
y interviennent ? Comment expliquez-vous cela ?
Bina :
La danse est l’expression corporelle d’émotions, de
ressentiments. Tous ce que nous ne pouvons dire,
nous essayons de le faire comprendre par la
gestuelle. C’est pour cela que tout est permis, à
partir du moment où chaque danseuse respecte un code
établi par la danse qui la passionne.
Dans notre discipline, nous avons un passé, une
culture et un état d’esprit à respecter mais si nous
ne transgressons pas ces règles, alors tout devient
permis.
Ceci n’est pas valable que pour la danse orientale,
mais bien pour toutes les danses.
Lakoom-Info : Quelles sont vos prochains spectacles
(dates et lieux), vos projets et vos ambitions (des
spectacles en dehors de la France par exemple)?
Taly :
Samedi 5 Juillet : Dîner Spectacle oriental à Paris
Samedi 27 Octobre : Spectacle en l’honneur de
l’égyptienne Randa Kamel à Paris
Dimanche 14 Décembre : Spectacle purement égyptien à
Paris (le lieu doit être confirmé dans les prochains
jours)
Nous préparons actuellement 2 projets spectacles,
l’un sera purement égyptien et accompagné d’un
orchestre symphonique oriental pour le mois de
décembre 2008. L’autre (pour 2009) sera plus
moderne, plus ouvert, pour toucher le grand public.
Nous espérons ensuite faire tourner nos spectacles
en province puis à l’étranger. |