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Romancière et poétesse, Aurore Selva
va au plus profond de l’être humain
pour décrire la complexité de la
vie. Avec une prose fluide et
agréable à lire, elle oblige son
lecteur à se poser des questions. Ce
ne sont pas les éventuelles réponses
qui sont importantes ; c’est plutôt
ce merveilleux voyage que les mots
de l’écrivaine autorisent. Ici, sa
vision de l’écriture.
Lakoom-Info : Comment est né
chez vous le désir d’écrire ?
Aurore Selva :
Initiée toute petite au plaisir de
la lecture, mon imagination n’a eu
de cesse que de se développer. Et
c’est tout naturellement qu’est né
chez moi le désir d’écrire. J’ai
commencé tout d’abord par écrire des
poèmes, ils m’aidaient à exprimer
mes sentiments, car trop timide pour
les verbaliser autrement. J’ai
ainsi écris 2 recueils, racontant ma
vie, mes émotions, mes peurs. Puis,
à 20 ans, j ‘ai eu l’opportunité de
travailler pour un journal local où
j’ai appris à écrire sans plus de
rimes, en répondant aux cinq
questions essentielles à la
rédaction d’un article. Mais très
vite cette prose me frustra.
J’aspirai à plus de liberté. J’ai
alors entrepris l’écriture de mon
premier roman « L’Insolite », non
publié à ce jour, traitant des
différents choix que la vie nous
pousse à prendre et des conséquences
qu’ils entraînent.
Lakoom-Info : Que racontent vos
romans « Par delà les liens du sang
» et « Une vie ne suffit pas » ?
Aurore Selva :
Octobre 2000 et février 2001, deux
deuils frappent ma famille de plein
fouet. Commence alors une longue
période d’interrogation sur le
véritable sens de la vie. Au fil de
mes lectures et de mes expériences,
je pris conscience de la survivance
de l’âme après la mort. Ainsi, «
Par delà les liens du sang » est un
roman qui témoigne de cette réalité,
sans chercher à convaincre, mais
davantage dans l’intention
d’apporter la paix et le réconfort
dans le cœur. De nombreuses
anecdotes relatées dans ce livre me
sont arrivées à moi ou à l’un de mes
proches.
Paru aux éditions Amalthée en 2005,
il est à ce jour épuisé. Quant à «
Une vie ne suffit pas » (éditions
Edilivre), c’est un moyen de
soulever l’interrogation de la
probabilité de la réincarnation,
sans jamais, une fois encore, y
répondre. J’aime susciter la
réflexion chez le lecteur, le
laissant libre d’apporter ses
propres réponses. Mais s’il se
demande, même rapidement, si c’était
vrai ? Alors j’ai réussi mon pari.
La vie est pour moi une grande
source d’inspiration. Bien que
l’entendement humain ne puisse
prétendre tout comprendre, chercher
est le premier pas menant à la
vérité.
Lakoom-Info :
Vous
êtes aussi poétesse ; est ce genre
littéraire est plus difficile à
écrire ?
Aurore Selva :
La poésie n’est ni plus dure ni plus
facile que l’écriture d’un roman.
L’un m’a conduit à l’autre. La
poésie a longtemps été pour moi une
sorte d’exutoire, un besoin qui
aujourd’hui n’est plus. Il m’arrive
d’en écrire encore, ponctuellement,
à la demande pour un anniversaire ou
une grande occasion.
Lakoom-Info : Comment voyez-vous
la littérature française
contemporaine ?
Aurore Selva :
La littérature contemporaine
fourmille d’auteurs aussi divers que
variés. J’aime me plonger dans
l’univers de Bernard Werber,
Guillaume Musso, Paolo Coelho,
Raymond Khoury, Alexandre Jardin,
Pierre Yves Denizot…. J’aime les
livres qui suscitent une série de
questions et qui prennent le temps
de répondre à chacune d’elles, quel
qu’en soit le sujet. Un livre est
pour moi une sorte de fenêtre
ouverte sur un univers, par laquelle
j’aime me pencher.
Lakoom-Info :
Quels sont vos projets littéraires ?
Aurore Selva :
Je rédige actuellement un nouveau
roman où je m’amuse à découvrir de
nouveaux sentiments tels que la
peur, le suspens, la manipulation.
Mon héroïne se réveille amnésique au
milieu du désert. Recherchée par des
hommes qui sèment le trouble et la
mort sur leur passage, elle tente de
rassembler les pièces manquantes du
puzzle de sa vie. D’autres projets
fourmillent déjà dans mon esprit. Ce
ne sont pas les idées qui me
manquent mais le temps.
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