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PARIS, Quelques dizaines
de personnes se sont
rassemblées samedi à
Paris pour réclamer la
libération du
colonel-major
Kaddour Terhzaz, un
Franco-Marocain de 72
ans condamné à 12 ans de
prison au
Maroc pour "atteinte à
la sûreté extérieure de
l'Etat", a constaté un
journaliste de l'AFP.
A l'appel d'Amnesty
international et de la
famille de l'ancien
numéro 2 de
l'armée de l'air
marocaine, les
manifestants se sont
retrouvés pendant deux
heures devant le musée
national de la Légion
d'honneur.
Sur les pancartes, on
pouvait lire: "Kaddour
est innocent,
libérez-le". Agitant des
drapeaux
français et marocains,
ils ont scandé des
slogans demandant au
gouvernement
français d'intervenir
auprès du Maroc, tels
que: "France: Etat de
droit, c'est
ton devoir de libérer
Kaddour".
Depuis deux mois,
l'officier
franco-marocain,
condamné à 12 ans de
réclusion, "a été mis à
l'isolement sans motif
officiel, il dort à même
le
sol, sans matelas, sans
eau chaude", a déclaré
sa fille Sonia, la voix
nouée
par des sanglots.
"Mon père s'est fait des
inimitiés tout
simplement parce qu'il
est connu
pour son franc-parler,
quelque chose qui ne
plaît pas dans l'armée",
a-t-elle
ajouté.
Son état de santé
physique et
psychologique s'est
dégradé, a affirmé son
épouse Annie qui
"(craint) qu'il ne
puisse survivre à cette
épreuve".
Selon ses proches, une
pétition en ligne a déjà
recueilli "plus de 2.000
signatures", parmi
lesquelles celles de
parlementaires français
demandant à la France
d'intervenir.
Selon sa fille, Kaddour
Terhzaz a été interpellé
en novembre 2008 après
avoir adressé une lettre
"respectueuse" à
Mohammed VI dans
laquelle il
cherchait à obtenir une
amélioration du sort des
pilotes marocains
libérés
après avoir été
longtemps captifs du
Front Polisario à
Tindouf (sud-ouest
algérien) lors du
conflit armé du Sahara
occidental.
Ce conflit a été
interrompu en 1991 avec
un cessez-le-feu sous
l'égide de
l'Onu.
Kaddour Terhzaz, marié à
une Française, est
incarcéré à la prison de
Salé,
près de Rabat, "après un
procès arbitraire" en
novembre 2008, avait
dénoncé sa
fille lors d'un
précédent rassemblement
le 22 décembre.
Afp |