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La présidente du Medef
Laurence Parisot a jugé
jeudi "tout à fait
possible" de trouver "le
chemin du consensus" sur
la réforme des
retraites, en
s'accordant d'abord sur
le niveau de pensions et
de cotisations souhaité
avant de voir "l'âge
légal qu'il convient
d'adopter".
Interrogée sur la mise
au point du PS
concernant les
retraites, Mme Parisot a
répondu à Europe 1
depuis le Forum de Davos
(Suisse) qu'"il faut
regarder ce sujet d'une
manière non partisane".
"Ce n'est pas un enjeu
gauche-droite : il faut
trouver le chemin du
consensus, ce qui à nos
yeux est tout à fait
possible".
"Une fois qu'on aura
trouvé un consensus sur
ces deux questions, le
taux de remplacement et
le maximum de
cotisations, eh bien
suivant des scénarios
purement mathématiques,
nous verrons quel est
l'âge légal qu'il
convient d'adopter et la
même chose pour les
autres paramètres
secondaires", selon
elle.
Pour la présidente du
Medef, "au lieu de se
battre sur l'âge légal
de départ à la retraite,
il vaut mieux attendre
les travaux du COR
(Conseil d'orientation
des retraites, ndlr)" et
définir ce que "nous
voulons, en répondant
peut-être à deux
questions".
Le COR doit présenter ce
jeudi, à la demande du
Parlement, son rapport
sur un éventuel
changement du mode de
calcul des pensions,
avec la possibilité
d'une transformation du
système actuel en un
système par points ou en
comptes notionnels (un
"capital virtuel" est
converti en pension de
retraite, en tenant
compte notamment de
l'espérance de vie).
"Quel est le taux de
remplacement que nous
souhaitons? C'est-à-dire
le niveau des pensions
que nous voulons, 70-80%
du dernier salaire par
exemple. Essayons de
nous mettre d'accord sur
cet objectif-là.
Mettons-nous d'accord
aussi sur le maximum de
cotisations que nous
considérons comme
supportables pour
maintenir la
compétitivité de nos
entreprises", a-t-elle
détaillé.
Actuellement, les
salariés du privé
(régime général)
calculent leur pension
de base à partir de
leurs "annuités". Un
salarié d'au moins 60
ans ayant cotisé pour la
durée requise (41 ans en
2012) obtient le "taux
plein" (50%), qui
s'applique à son salaire
moyen, calculé sur les
25 meilleures années.
afp |