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Le constructeur
automobile Renault
continuera à l'avenir de
fabriquer au moins
autant de Clio en France
qu'il en vend dans le
pays, a indiqué son PDG,
Carlos Ghosn, dans un
entretien diffusé jeudi.
"C'est le cas
aujourd'hui... et ce
sera le cas pour la
prochaine Clio: nous
allons produire en
France au moins le
nombre de Clio que nous
vendons en France", a
dit M. Ghosn sur la
chaîne France 24.
Toutefois, il s'agira du
solde global, a-t-il
ajouté, sachant que
"certaines Clio
fabriquées en France
peuvent être exportées,
certaines Clio
fabriquées dans d'autres
pays peuvent être
importées".
Le président français
Nicolas Sarkozy avait
déclaré lundi: "je
n'accepte pas que des
voitures qui sont
vendues en France soient
construites à
l'étranger".
Le gouvernement français
est intervenu récemment
auprès de Renault (dont
il possède 15%) pour
s'assurer que la future
Clio 4 ne soit pas
intégralement produite
en Turquie mais aussi en
France.
"Ce débat sur la
production nationale,
finalement c'est sur la
question de l'emploi. Ce
n'est pas qu'en France:
je le vois au Japon, aux
Etats-Unis, partout. A
cause de la crise
actuelle, de nombreux
gouvernements sont
sensibles au fait qu'ils
ne veulent pas donner
l'impression qu'ils ne
se préoccupent pas de
l'emploi dans leur
propre pays", a commenté
M. Ghosn, qui dirige
l'alliance
franco-japonaise
Renault-Nissan.
Concernant les
interventions des Etats
pour maintenir des
emplois sur place, M.
Ghosn a considéré
qu'elles étaient "justes
tant qu'ils écoutent les
raisons pour lesquelles
les emplois partent".
Selon lui, ce ne sont
pas les différences de
salaires qui poussent à
la délocalisation mais
les taxes qui pèsent sur
la production. Il a
ainsi salué la
suppression de la taxe
professionnelle en
France.
Concernant le marché, M.
Ghosn a estimé qu'en
2010 il y aura "une
croissance relativement
faible pour l'industrie
automobile" et qu'une
croissance forte
"n'arrivera pas avant
2011 ou 2012".
La croissance sera
alimentée par un effet
de rattrapage sur les
marchés des pays
développés qui ont été
très déprimés, comme les
Etats-Unis, mais aussi
par une véritable
croissance dans les pays
en développement (Chine,
Inde, Brésil,
Moyen-Orient), selon
lui.
afp |