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La
France s'apprête à prendre demain mardi la présidence
tournante de l'Union européenne. Un semestre au cours duquel
Nicolas Sarkozy entend donner du concret à l'Europe en
montrant la proximité entre les décisions prises à Bruxelles
et le quotidien des Français. Le dossier de la réforme de la
Politique agricole commune (Pac) ne devrait toutefois pas
lui en donner l'occasion. L'agriculture sera, avec la
défense ou l'énergie, l'un des grands dossiers portés par la
présidence française. Michel Barnier espère, sur le bilan de
santé, arriver à un accord politique (qu'on imagine délicat
à obtenir) d'ici novembre prochain. Il s'agira aussi, pour
le ministre de l'agriculture, de présenter un "mémorandum
sur le contrôle des importations en Europe. C'est une saine
protection, affirme Michel Barnier : vérifier la qualité
sanitaire des produits qui rentrent en Europe, afin qu'ils
respectent les mêmes normes que celles qu'on impose à nos
producteurs".
La
France a par ailleurs souhaité que la question du défi
alimentaire soit au coeur des préoccupations de ce semestre.
Une conférence ayant pour thème : "Qui va nourrir le monde ?
Vers des agricultures diverses et durables, moteurs de
développement", aura ainsi lieu jeudi 3 juillet à Bruxelles.
Seront notamment présents le directeur général de l'OMC
Pascal Lamy, le directeur général de la FAO Jacques Diouf ou
encore la commissaire européenne à l'agriculture, Mariann
Fisher Boel. Les agriculteurs français pourraient également
être concernés par le dossier de l'énergie. Quelle solution
face à la montée du prix des carburants ? Le président
français a proposé un plafonnement de la TVA sur l'essence.
Il y a toutefois peu de chances qu'il soit suivi par les
autres membres de l'Union. |