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La
troisième journée de la deuxième édition du Festival
international du film arabe, "l'Ahaggar d'Or", qui se tient
depuis jeudi dernier à Oran, a été marquée par la
projection de cinq oeuvres dans le cadre des productions en
compétition dont deux longs métrages.
Les
cinéphiles d'Oran ont été invités à cette occasion à la
salle Es Saâda (ex-Colisée), à la projection du film "Khalas"
réalisé en 1967 par Borhane Alouiya. Ce long métrage, dont
les rôles sont campés par "Fadi Abi khalil", "Raymonde
Hosni", "Natacha Achqar" et "Rifaât Terbaye", raconte la
descente aux enfers du reporter Ahmed et son amie Rubi, une
productrice de documentaires.
Rêvant
d'un monde meilleur, les affres de la guerre les
transformèrent en des bêtes avides de sang à l'affût d'une
vengeance plus cruelle que les images de la guerre qu'ils
dénonçaient auparavant. Le public oranais a été également
convié à la découverte du cinéma bahreïni en pleine
expansion, à travers le long métrage "Arbaâ banat (quatre
filles) du réalisateur "Hussein El-Halibi".
L'oeuvre
finement ciselée raconte en 105 minutes les destins croisés
de quatre filles aux conditions sociales différentes.
Essuyant de nombreux échecs dans leur quête d'un emploi,
elles décidèrent de dépasser tous les écueils, en lançant
une station de lavage de voitures.
Un projet
qu'elles réussirent grâce à leur témérité et leur pugnacité,
malgré l'opposition de la famille et les qu'en-dira-t-on de
la société que le réalisateur a su reproduire grâce à une
habile direction des comédiens. Dans le cadre du concours
spécial courts métrages, le programme de la troisième
journée a comporté la projection de trois films.
Dans ce
contexte, outre "La Résidence de "Yang-Yang" (21 minutes) du
réalisateur comorien Hachemia Ahmadi, le public a pu
apprécier "Maraya Essamt (les miroirs du silence)". Ce court
métrage de 12 minutes est réalisé par "Nawaf El-Janihi" des
Emirats arabes unis, qui y tient un rôle.
Dans le
même contexte, les Oranais ont également assisté à la
projection d'un troisième court métrage, de 15 minutes, "Ana
wa Arafat (Arafat et moi)" du réalisateur palestinien "Mehdi
Flifel" qui y tient un rôle en compagnie des comédiens "Zine
Djaâfar" et "Gimena Garcia Vera".
Le
ministre de la Communication l’a affirmé hier “Oran
continuera d’abriter le festival international du film
arabe”
Le
ministre de la communication, M. Abderrachid Boukerzaza, a
affirmé hier que la ville d’Oran continuera d’abriter le
festival international du film arabe, "qui y a vu le jour et
qui ne changera pas de destination". Le ministre présidait
la cérémonie de remise d’un don de la direction du festival,
représentant des équipements audio-visuels numériques
destinés à la salle Es Saada.
Il a
ajouté que "si Oran souffrait d’un manque en
infrastructures, ce festival poussera les autorités locales
à penser à combler ce déficit par la réalisation de
structures en mesure d’abriter des manifestations
culturelles de grande envergure au lieu de se contenter
d’opérations de réhabilitation des petites salles
disponibles".
Le
wali d’Oran qui a reçu le contrat du don représentant un
montant de 9 millions de dinars, a indiqué que plusieurs
salles de cinéma de la capitale de l’Ouest ont bénéficié de
programmes de réhabilitation et de réaménagement dont la
salle "El-Maghreb" d’une capacité de 1600 places, qui sera
rouverte avant la troisième édition du festival
international. |