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LA
ROMANCIÈRE bangladaise Taslima Nasreen, menacée de mort par
des militants islamistes, va faire sa première apparition
publique depuis son départ d’Inde à l’occasion d’un congrès
d’écrivains à Stockholm, a-t-on appris dimanche dans un
communiqué.
Mme
Nasreen, réfugiée en Suède depuis quelques semaines,
participera aujourd’hui à une table ronde organisée par le
WALTIC — Writers’ and Literary Translators’ International
Congress , congrès international d’écrivains et de
traducteurs, avec d’autres auteurs menacés dans leurs pays.
“Leurs noms n’avaient pas été publiés jusqu’à aujourd’hui en
raison des menaces qu’ils ont reçues”, explique le
communiqué du WALTIC.
Le
débat portera sur la difficulté pour les auteurs d’écrire
quand la liberté d’expression est limitée. L’écrivain
turkmène Yusuf Azemoun, exilé à Chypre, participera
également à la table ronde, d’après le communiqué.
Taslima Nasreen a quitté début novembre la ville de Calcutta
où elle vivait, après avoir reçu des menaces de morts
d’extrémistes musulmans. Elle a ensuite vécu sous la
protection des autorités à New Delhi, avant de s’exiler en
Suède en mars et de trouver refuge début juin dans la ville
d’Uppsala, à 70 kilomètres de Stockholm.
Mme
Nasreen a été contrainte de fuir son pays natal, le
Bangladesh, en 1994 après avoir été accusée de blasphème par
des musulmans radicaux à la suite de la publication de son
roman Lajja (La honte), dans lequel elle décrit la vie d’une
famille hindoue persécutée par les musulmans au Bangladesh
où ils sont majoritaires. |