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Les
Tunisiens paient, depuis dimanche, plus cher leur carburant
en raison d’une augmentation des prix à la pompe entraînée
par l’envolée des prix du pétrole sur le marché
international. Le ministère tunisien de l’Industrie, l’Energie
et la PME a annoncé, dans un communiqué, une augmentation
des prix de vente au public des carburants et produits
énergétiques, ayant pris effet à compter de dimanche à zéro
heure et touchant différents carburants (sans plomb, super
et gasoil), ainsi que d’autres produits énergétiques tels
que le pétrole lampant, le fuel-oil lourd et le gaz de
pétrole liquéfié (GPL).
L’on
justifie ce relèvement des prix des produits énergétiques
par la flambée des prix du pétrole sur le marché
international, qui ont atteint ces derniers jours des seuils
records dépassant les 140 dollars le baril, alors que le
budget de l’Etat pour 2008 a été arrêté, selon le
communiqué, sur la base d’estimations d’un baril à 75
dollars. Ceci ramènera, selon les dernières données
disponibles, la subvention directe du budget de l’Etat à 1
milliard de dinars, contre 400 millions de dinars prévus (1
dinar équivaut près de 0,86 dollar), est-il ajouté dans le
communiqué qui précise que cet ajustement partiel ne
permettra de résorber qu’une partie seulement, soit environ
20%, de la hausse des prix internationaux.
Devant
cette situation, les pouvoirs publics en Tunisie poursuivent
leur politique de sensibilisation sur l’impératif de
maîtrise et de rationalisation de la consommation d’énergie,
à travers l’appel à adopter, en plus de comportements
adaptés, des équipements économes en énergie, et, pour les
entreprises, à recourir aux énergies de substitution. Cette
politique accompagne une orientation graduelle de la
stratégie énergétique du pays vers l’exploitation de sources
d’énergie alternatives, notamment un plus large recours au
gaz naturel et à un degré moindre aux énergies solaire et
éolienne, et l’utilisation, à l’horizon 2020, de
l’électronucléaire.
Une
hausse des prix à la pompe avait déjà été décidée en mars
dernier, deux autres en 2007 (mai et octobre), et trois
autres en 2006 (janvier, avril et juillet), conséquemment à
la flambée continue des cours du pétrole sur le marché
international. |