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Les
ministres des Affaires Étrangères réunis samedi au Caire
(Égypte) ont dénoncé la menace de mandat d’arrêt
international qui pèse sur le président soudanais Omar
Al-Bachir, accusé de génocide au Darfour. Reprenant le
discours de Khartoum, ils ont notamment expliqué que la
justice soudanaise était compétente pour traiter le dossier.
Les
ministres des Affaires Étrangères arabes ont choisi leur
camp, et ce n’est pas celui de la Cour pénale internationale
(CPI). Ils se sont réunis d’urgence samedi au Caire (Égypte)
pour se pencher sur la
menace de mandat d’arrêt que la CPI brandit à l’encontre du
président soudanais Omar Al-Bachir, accusé de
génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité
au Darfour.
Conclusion : les chefs de diplomatie ont estimé que le
procureur Luis Moreno-Ocampo avait une « position
déséquilibrée » sur ce dossier. Résultat : ils ont élaboré
un plan de riposte, que le secrétaire général de la Ligue
Arabe Amr Moussa a présenté à Omar Al-Bachir. Si rien n’a
filtré du contenu du projet, on n’en sait plus sur la
résolution qui a sanctionné la fin de la rencontre.
Rendre justice en terre soudanaise
Dans le texte, ils lui reprochent de n’avoir « rien » prévu
« au sujet des mouvements rebelles (du Darfour, ndlr) et de
ce qu’ils ont fait ». Ils désavouent par ailleurs la CPI -
instance judiciaire que le Soudan ne reconnaît pas -,
jugeant que l’éventuelle délivrance d’un mandat d’arrêt
contre Omar Al-Bachir constituerait une violation de la
souveraineté de son pays et pourrait aggraver l’instabilité.
A l’inculpation éventuelle du chef de l’État soudanais, les
ministres opposent donc, comme Khartoum, de s’en remettre au
« mandat des institutions judiciaires civiles soudanaises ».
Et de préciser qu’« une justice efficace sera rendue (au
Soudan, ndlr) sous le contrôle de la Ligue Arabe et de
l’Union Africaine ». Les participants de la réunion ont
aussi appelé à l’organisation d’une rencontre internationale
pour sortir de la crise le Soudan.
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