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RADOVAN KARADZIC, ancien chef politique serbe de Bosnie,
résidait dans la partie moderne de la capitale, sous un faux
nom Les propriétaires des appartements qu'il a loué,
ignoraient sa véritable identité. Il faut dire que l'homme
interpellé n'a rien de commun avec celui qui ordonna le
massacre de Srebrenica.
Malgré
le recour que compte déposer son avocat, Karadzic devrait
bientôt rejoindre La Haye. "Ce qui va se passer dans un jour
ou deux c'est qu'il va être déféré devant les juges pour une
procédure que l'on appelle la comparution initiale.
Il
aura alors la possibilité de répondre des nombreuses charges
qui pèsent contre lui. S'en suivra une audience
préliminaire, après quoi les juges fixeront une date pour le
procès", explique la porte parole du TPIY. Interpellé lundi
à Belgrade, Radovan Karadzic attend donc sont transfèrement
vers le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie.
Cette arrestation est un succès pour le gouvernement
pro-européen, formé il y a tout juste deux semaines.
L'Union européenne félicite Belgrade tout en rappelant
qu'aucune négociation d'adhésion ne pourra débuter sans une
pleine coopération avec le TPIY. En clair Bruxelles attend
maintenant l'arrestation de Ratko Mladic, l'ancien chef
militaire serbe de Bosnie. |