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LES RELATIONS se sont subitement tendues entre les deux
pays, depuis que l’un des fils Khadafi a été inculpé pour
mauvais traitements envers le personnel de l’hôtel où il
résidait, à Genève.
Les menaces libyennes se font de plus en plus pressantes.
Pour l’instant, ce ne sont que menaces plus ou moins voilées
à l’encontre de la Suisse. Stopper, par exemple, les
exportations de pétrole brut - la Libye est le premier
fournisseur. Ou retirer tous les avoirs libyens des banques
suisses. Il y a aussi les avoirs suisses en Libye qui, eux,
sont directement menacés. Les bureaux de deux entreprises,
Nestlé et ABB, ont été fermés aujourd’hui à Tripoli ; ses
dirigeants sont en garde à vue.
Il y a enfin la manifestation, plus ou moins spontanée, qui
s’est tenue hier devant l’ambassade suisse, à Tripoli.
Quelques dizaines de personnes rassemblées pour dénoncer la
“maltraitance” subie par un fils Khadafi.
Quelle est la cause du courroux libyen ? L’arrestation à
Genève, le 15 juillet, et l’inculpation, d’un des fils
Khadafi. Hannibal avait été interpellé avec sa femme dans un
grand hôtel, près la plainte déposée par deux employés, qui
les accusent de les avoir frappés. Tous deux ont été libérés
deux jours plus tard, après versement d’une caution d’un
demi-million de francs suisses (312.500 euros). Depuis, ce
sont eux qui accusent la police de mauvais traitements... |