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La Chambre des représentants a adopté, mercredi, à
l’unanimité une proposition de loi modifiant et complétant
la loi n° 15-91 relative à l’interdiction de la consommation
du tabac et de la publicité pour ce produit dans les lieux
publics, ainsi que sa vente aux mineurs, rapporte la Map. Ce
texte vise à renforcer les dispositions légales en la
matière et la prévention du Tabagisme, à combler le vide
juridique qu’est l’absence de sanctions, à limiter les
effets néfastes du tabagisme, à générer des ressources
financières supplémentaires et à réduire la publicité au
tabac.
Le ministre chargé des relations avec le
Parlement, Mohamed Saad Alami, a indiqué, à cette occasion,
que le gouvernement salue cette initiative législative qui
vise la protection de la santé des citoyens,
particulièrement des jeunes et des mineurs.
Les députés ont, pour leur part, affirmé que
cette proposition a le mérite d’étendre le champ
d’interdiction du tabac à tous les lieux publics clos,
notamment les bâtiments publics et les moyens de transport
en commun, a encore indiqué la Map.
Les pouvoirs publics chargés de la protection
de la santé et de l’éducation sont désormais appelés à mener
régulièrement des campagnes de sensibilisation aux dangers
du tabagisme dans les établissements d’enseignement et de
formation publics et privés.
Le nouveau texte autorise la police judiciaire
à dresser, dans les limites de ses pouvoirs, des constats de
toute infraction en la matière. Contacté par nos soins, pour
commenter cette proposition de loi, Me Abdellatif Ouammou,
président du groupe de l’Alliance Socialiste à la Chambre
des conseillers, a d’abord indiqué que cette proposition de
loi pour compléter la loi sur l’interdiction de la
consommation du tabac ne sera soumise aux Conseillers que
loirs de la prochaine session du Parlement. ET de constater
que “l’accumulation des lois ne peut conduire qu’à la perte
de crédibilité et à l’incapacité de celles-ci à s’imposer”.
En effet, pour Ouammou, toute loi doit être
l’expression de la Nation. Et quand elle traite le sujet des
libertés, “elle doit suivre une méthodologie progressive,
dans le cadre d’une approche pédagogique claire.”
Le conseiller reconnaît l’utilité de la loi n°
15-91, mais il s’interroge: “pourquoi n’est-elle pas
appliquée? La réponse à cette question doit être sociale,
culturelle, économique et comportementale. Ce n’est
qu’ensuite que nous pourrions réfléchir aux mesures à
prendre, de nature à garantir l’application de cette et son
respect pat tous.”
Abdellatif Ouammou souligne que la législation,
avec ses éléments le modifiants ou le complétant et son
renforcement par des amendes, qui doivent intervenir en
dernier lieu, n’est qu’une mesure parmi d’autres auxquelles
recourt le législateur. “On ne recourt à l’amende, explique
le conseiller, que lorsqu’une personne se comporte à
l’encontre de la loi protégeant la majorité des citoyens
face à la minorité qui cherche à polluer leur
environnement.”
Le président du groupe de l’Alliance Socialiste
à la Chambre des conseillers affirme que “dans l’état actuel
des choses, nous ne sommes pas encore prêts à faire
respecter la loi”. Car selon lui, la situation impose de
prendre des mesures au niveau éducatif au sein de la famille
et de l’école, sachant que cette dernière “est devenue un
large espace pour le tabagisme et la consommation d’autres
produits encore plus nocifs”. Autre mesure: bien gérer la
communication en matière de santé et d’environnement. “C’est
à ce moment-là que nous pourrions obtenir des résultats
probants, et que la loi pourrait remplir pleinement sa
fonction, soutenue qu’elle par des mesures pénales et
autres”.
Ouammou estime qu’en dépit des modifications
apportées à la loi 15-91, celle-ci restera “une loi de plus”
tant elle est la seule mesure à interdire la consommation du
tabac dans les lieux publics”. Car la question concerne
aussi le comportement des individus, leur prise de
conscience et leur civisme.
En conclusion, affirme que “malgré tout, cette
initiative législative demeure positive, car elle vient
lutter contre un fléau dangereux pour la santé des citoyens
et pour la société?
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