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Dans le
même temps, en Bosnie, les partisans de Karadzic ont une
nouvelle fois manifesté contre son arrestation.
L'avocat
de Radovan Karadzic a refusé de confirmer ou démentir samedi
les informations de "Politika", selon lesquelles il a fait
appel au dernier moment vendredi pour empêcher l'extradition
de son client au Tribunal pénal international pour
l'ex-Yougoslavie (TPIY) de La Haye (Pays-Bas).
Dans le
même temps, en Bosnie, les partisans de Karadzic ont une
nouvelle fois manifesté contre son arrestation.
Selon "Politika",
la voix du gouvernement serbe, Me Svetozar Vujacic a envoyé
son appel vendredi soir à la dernière minute, afin de
ralentir la transmission du document. "Je ne peux rien
vous dire concernant cet appel. Je ne peux pas vous dire où
il a été interjeté, ni quand, ni par qui", a-t-il
déclaré à la presse au tribunal de Belgrade, sans préciser
si l'appel a été effectivement interjeté ou non.
Répondant
à la question d'un journaliste concernant une éventuelle
date pour l'extradition de Karadzic, l'avocat a répondu
qu'elle n'interviendrait pas "avant mercredi dans tous
les cas". Capturé à Belgrade lundi, selon les autorités
serbes, l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie est
accusé de crimes contre l'humanité, génocide et crimes de
guerre par le TPIY. La Serbie souhaite l'extrader vers La
Haye aussitôt que possible.
Dans le
même temps, plus de 2.000 personnes ont manifesté samedi à
Pale, ancienne "capitale" de la "Republika Srpska" à l'est
de Sarajevo, dénonçant l'arrestation de leur "héros serbe".
D'autres manifestations avaient été organisées dans
plusieurs villes serbes de Bosnie, à l'appel du Parti
démocratique serbe, fondé par Karadzic, mais les
manifestants n'étaient par exemple que 200 à Banja Luka,
chef-lieu administratif de la partie serbe de la Bosnie.
Mladen
Bosic, chef du parti, s'est quant à lui rendu au domicile
familial des Karadzic à Pale, venu donner des nouvelles à
son épouse Ljiljana, à sa fille, son fils et son gendre,
après avoir vu l'ancien chef politique bosno-serbe en prison
vendredi. "Je suis venu leur transmettre ses salutations,
et partager mes impressions", a-t-il déclaré. Les
Karadzic, considérés comme membres du réseau de soutien au
fugitif, n'avaient pas le droit de quitter la Bosnie depuis
janvier, sur ordre du Haut-représentant de l'ONU en Bosnie,
et l'interdiction n'a pas été levée depuis son arrestation.
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