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Le
Premier ministre italien Silvio Berlusconi a déclaré avoir
trouvé les capitaux dont a besoin la compagnie nationale
italienne Alitalia pour échapper à la faillite. "J'y
travaille (...) Pour le moment, nous avons deux choses: les
capitaux nécessaires et le slogan: J'aimel'Italie, je vole
avec Alitalia", at-il déclaré à l'issue du conseil des
ministres.
L'Etat
italien détient 49,9% du capital d'Alitalia, dont le conseil
d'administration doit se réunir samedi pour se prononcer sur
le sort de la compagnie. Le transporteur n'a pu maintenir
son activité que grâce à un prêt d'urgence du gouvernement,
après l'échec d'un projet de vente à Air France-KLM.
Mais
face au prix élevé du kérosène et à des réservations en
berne, Alitalia perd aujourd'hui deux millions d'euros
chaque jour et valait moins d'un milliard de dollars en
Bourse à la suspension de sa cotation en juin. Le président
d'Alitalia, Aristide Police, devrait demander samedi à
l'actionnaire majoritaire, c'est-à-dire l'Etat, de se
prononcer sur le maintien ou non de l'activité, a-t-on
appris de source politique.
"Le
président demandera au représentant du Trésor de reconfirmer
l'existence des conditions nécessaires au maintien de
l'activité, faute de quoi il agira en conséquence et mettra
l'entreprise en faillite", a indiqué la source. Le
gouvernement semble vouloir éviter une faillite d'Alitalia,
indique-ton de source politique et syndicale. Toutefois Rome
pourrait également donner son feu vert au lancement d'un
plan de sauvetage de la banque Intesa SanPaolo, qui prévoit
la mise en faillite d'Alitalia. Cette procédure serait
suivie de la répartition des unités saines du transporteur
entre différents investisseurs, indiquent les médias
italiens.
Ce
plan, dont Intesa et Alitalia ne confirment toutefois pas
l'existence, ne serait possible qu'en cas de modification de
la loi sur les faillites, ce que n'exclut pas le ministre du
Développement Claudio Scajola. |