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La Russie espère maintenir sa domination lors du concours de
lutte des JO 2008 grâce aux champions du monde Mavlet
Batirov, Khadjimorat Gatsalov et Alexei Michinen, qui ont
envie de doubler leur médaille d’or olympique. Les étoiles
russes sont la force dominante du plus ancien sport du monde
avec cinq médailles d’or olympiques à Athènes et sept titres
des championnats du monde en 2007 à Bakou, en Azerbaïdjan.
Gatsalov, champion de libre 96 kg à Athènes, a réservé son
billet pour la compétition du 12-21 août à Beijing en
confirmant à nouveau son classement au championnat du monde
à Baku. Michine, médaille d’or d’Athènes, est le seul
lutteur sacré en grécoromaine
du monde. Khasan Baroey va défendre son titre olympique au
120 kg d’Athènes 2004, lorsqu’il a été arrêté par le Cubain
Mijail Lopez à la finale du championnat du monde en 2007.
Les lutteurs de 41 pays et régions se sont qualifiés à
l’épreuve de gréco-romaine, qui ne permet d’attaquer et de
se
défendre qu’avec les mains et le haut du corps. Hamid Soryan,
champion iranien du monde de 55 kg, le Géorgien David
Bedinadze en 60 kg et Ramaz Nozadze au 96 kg, ainsi que les
lutteurs de la Hongrie, de la Corée du Sud et des Etats-Unis,
vont saisir l’occasions de contester la prédominance de la
Russie en grécoromaine.
Farid Mansuroy de l’Azerbaïdjan, double champion du 66 kg à
Athènes et du championnat à Baku, devrait être une autre
étoile de la lutte gréco-romaine à Beijing. Li Yuanyuan,
lutteur du pays hôte, est lauréat de la médaille d’or du
championnat du monde en 2006. Accompagné
par le champion de l’Asie de 2008 Chang Yongxiang, il fera
une évolution en gréco-romaine pour la Chine, qui n’a jamais
gagné une médaille d’or en simple masculin pendant les JO
d’été précédents.
D’ailleurs, 43 pays et régions se disputeront les sept
médailles d’or en lutte libre dans laquelle les lutteurs
sont admis à utiliser leurs jambes afin de pousser, lever et
chasser, ainsi que ceinturer leurs rivaux sous la ceinture.
La Russie s’est imposée à la première place dans le palmarès
de la lutte à Athènes en 2004, remportant 5 médailles d’or,
2 d’argent et 3 de bronze. Après Batirov et Garsalov,
Buvaisar Saitiev en libre 74 kg a glané la troisième
médaille d’or de la Russie en lutte à Athènes. Besik
Kudukhovof de 55 kg, Georgy Ketoey de 84 kg et Bilyal Makhov
de 120 kg ont triomphé à Bakou. Cuba, l’Ouzbékistan,
l’Ukraine, champion par équipe, les Etats-Unis et la Turquie
chercheront également à abolir la routine établie par la
Russie, alors que le Japon, la Corée du Sud, l’Azerbaïdjan
et le Kazakhstan enverront en même temps leurs meilleurs
combattants. La Chine sera absente dans deux catégories : 55
kg et 120 kg. Le pays hôte n’a d’espoir de titre qu’aux
épreuves féminines.
Les
épreuves féminines sont similaires à celles des hommes, mais
la prise de tête, qui est considérée dangereuse pour les
femmes, y est interdite.Lorsque les championnes olympiques
Kaori Icho et Saori Yoshida ont ajouté les titres des
championnats du monde de 2007 à leur palmarès, le Japon a
prouvé qu’il continue de dominer la lutte libre des dames.
Les lutteuses japonaises ont remporté deux des quatre
médailles d’or des femmes à Athènes au moment où les
épreuves féminines ont fait leur début aux Jeux Olympiques.
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