|
Le
marbre algérien n’a pas, seulement, habillé les palais de
l’antiquité, mais il a servi également à décorer la
Maison-Blanche et le célèbre Rockefeller center aux
États-unis, selon les résultats d’une étude réalisée par des
experts de l’association américaine (Asmosia). Une équipe de
chercheurs américains venus en mission récemment en Algérie,
invités par l’Agence nationale de géologie et de contrôle
minier (ANGCM), a prélevé des échantillons de marbre dans
les mines et carrières d’Algérie, mais aussi sur des
reliques conservées dans les musées ou les vestiges antiques
du pays.
Cette
équipe, qui s’intéresse à l’histoire et à la géographie du
marbre, a «établi des corrélations inattendues, sinon
surprenantes », affirme l’association pour l’étude du marbre
et d’autres pierres de l’antiquité (Asmosia) dans ses
conclusions rendues publiques par l’ANGCM, un organisme
relevant du ministère de l’Énergie et des Mines. S’il est
bien établi que les mines de marbre de Filfila (Skikda)
avaient été abondamment mises à contribution par l’empire
romain pour embellir ses palais et châteaux, il a aussi été
démontré que le marbre dit «gréco scritto», un marbre blanc
utilisé comme revêtement des thermes romains antiques de
Chieti en Italie, provenait en réalité de plusieurs
carrières d’Algérie. Mieux encore, des parements en marbre
abondamment utilisés lors de la réhabilitation en 1814 des
bâtiments de la Maison-Blanche à Washington portent les
couleurs chatoyantes de l’onyx de Aïn Smara.
Plus
étonnant encore, et en ce qui concerne l’époque
contemporaine, le marbre de Bouhanifia a servi aux
États-unis à embellir un gratte-ciel prestigieux, le
Chrysler Building. Un marbre jusque-là étiqueté «Morocco
marble». Quant au marbre décorant le célèbre Rockefeller
center, il vient des carrières de Kristel (Oran), soutient
l’Asmosia dans son étude.
|