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Des
violences ont fait au moins 51 morts et plus de 200 blessés
en Irak lundi, dans une journée meurtrière après une période
de calme qui avait permis d’évoquer un retrait progressif du
contingent américain. A Bagdad, trois femmes kamikazes ont
visé des pèlerins chiites tuant au moins 25 personnes, dont
des femmes et des enfants, en route pour célébrer une des
plus importantes fêtes de l’islam chiite, dans le secteur de
Kadhimiyah.
Plus
de 70 personnes ont été blessées dans ces attaques qui se
sont succédé entre 07h00 et 08h00 dans le quartier
commerçant de Karrada. Ces attentats coordonnés sont les
premiers depuis le début des célébrations cette semaine de
l’anniversaire de la mort de l’imam Moussa al-Kadhim. Des
responsables des services de sécurité, parlant sous couvert
de l’anonymat, ont mis en cause des «femmes kamikazes», de
plus en plus utilisées par les extrémistes sunnites d’Al
Qaïda en Irak. Dans le même temps, un kamikaze s’est fait
exploser à Kirkouk, à 250 km au nord de Bagdad, au milieu
d’une manifestation de Kurdes, faisant au moins 11 morts et
54 blessés. Selon le général Salam Zankana, chef de la
police locale, l’explosion vers 10h00 a été suivie d’un
mouvement de panique, accompagné d’échanges de coups de feu
qui ont fait 11 autres morts et plus de 60 blessés. Le
docteur Sharzad Hamed Aziz, de l’hôpital Azaadi de Kirkouk,
a confirmé avoir reçu 22 morts et 120 blessés, dont 30
grièvement atteints.
Par
ailleurs, quatre autres personnes ont été tuées par une
bombe artisanale qui a explosé au passage de leur voiture
près de Baqouba. A Bagdad, les autorités attendaient jusqu’à
un million de fidèles dans le périmètre de la mosquée de
Kadhimiyah, qui abrite le mausolée de Moussa al-Kadhim. Les
commémorations de sa mort sont une occasion de
recueillement, mais le gouvernement dominé par les chiites a
dit craindre qu’elles s’accompagnent d’un regain de violence
contre cette communauté, la plus nombreuse en Irak.
Dimanche, sept pèlerins qui se rendaient à pied à Bagdad
avaient été abattus par des hommes armés à l’entrée sud de
la capitale irakienne.
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