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L'universitaire comorien, Salim Djabir Salim, a appelé
l'Union africaine (UA) à
"appuyer" la revendication des îles Comores pour "parachever
son processus d'indépendance en recouvrant sa souveraineté
sur l'île de Mayotte occupée par la France". "L'Ile de
Mayotte qui demeure toujours sous occupation française, est
un échec africain dans le processus de décolonisation initié
au temps de
l'Organisation de l'union africaine (OUA)", a déclaré Salim
Djabir Salim à l'APS, en marge du colloque international sur
l'entreprise coloniale et les luttes de libération en
Afrique qui prendra fin cet après-midi.
Tout
en réfutant les résultats de la consultation populaire
organisée par l'administration française à l'Ile de Mayotte,
le 22 mars 2009, il a relevé que le seul référendum
"valable" est celui
qui a
permis aux Iles Comores d'être confortées dans leur
souveraineté en 1975, même si une "infime" partie de la
population des quatre îles avaient voté contre.
C'est
ainsi qu'il a rappelé qu'il est "impossible" de consulter, à
part une partie des populations d'un territoire, portant de
cette manière, at-il expliqué, atteinte à l'unité nationale
d'un pays. La souveraineté du gouvernement comorien
s'exerce actuellement sur trois îles seulement des quatre
îles occupées par la France en 1886.
Les
trois îles, à savoir Aujuin, Moiheli, Grandes Comores, ont
signé un traité de protectorat avec la France en 1986,
tandis que l'Ile de Mayotte a été vendue, selon M. Salim
Djabir Salim, par le sultan de cette partie des Comores aux
Français en 1841 et, elle n'avait pas été intégrée dans ce
traité de protectorat.
Pour
ce chercheur en histoire et ancien président du parlement
comorien, le pouvoir central aux Comores "n'a jamais reconnu
la souveraineté française sur cette île", argüant que "la
France a toujours recouru aux coups d'Etat, à travers les
mercenaires qui ont eu à leurs actifs plusieurs assassinats
de
personnalités politiques comoriennes est même des chefs
d'Etat".
De son
côté, l'ancien secrétaire général de l'OUA (actuellement
Union africaine-UA), M. Salim Ahmed Salim, qui intervenait
dans les débats ayant suivi la communication de Salim Djabir
Salim, a relevé que "les Mahorais (habitants de Mayotte)
n'ont pas soutenu l'indépendance des Comores", argüant du
fait que "les résultats du référendum l'attestent".
C'est
dans ce contexte que Salim Djabir Salim a rappelé que l'Ile
de Mayotte a été utilisée comme île de colonisation par
l'administration française, avec des apports de populations
venues des Iles de la Réunion et de Madagascar".
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