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Douze entreprises majoritairement allemandes ont dévoilé
lundi, à Munich, un projet visant à répondre à 15% des
besoins énergétiques européens, en utilisant l'énergie
solaire des déserts africains. Le projet Desertec, qui
nécessitera un investissement de 400 milliards d'euros, sera
situé dans le nord de l'Afrique et au Moyen-Orient.
Le consortium promet également de couvrir
«une part
considérable»
des besoins énergétiques des pays producteurs, de réduire la
production de CO2, mais aussi de dessaler l'eau de mer afin
de fournir de l'eau potable aux populations locales et de
contribuer à leur développement.
Le réseau de centrales thermiques solaires s'étendrait alors
du Maroc jusqu'à l'Arabie Saoudite et serait relié à
l'Europe grâce à des câbles électriques sous-marins,
moyennant un budget d'environ 400 milliards d'euros dont 45
uniquement pour le réseau de transport.
Fin octobre, un bureau d'études sera créé afin d'élaborer
les projets d'investissement réalisables au cours des trois
prochaines années et de répondre aux nombreuses questions
qui restent en suspens, telles que les lieux d'implantation
des centrales, le coût de l'électricité produite ou le
bénéfice que les régions productrices pourront tirer du
projet.
Si le projet Desertec est validé, il ne verra sans doute pas
le jour avant 2050. Et si la chancelière allemande, Angela
Merkel, et le président de la Commission européenne, José
Manuel Barroso, ont salué cette initiative, d'autres
estiment que les 400 milliards d'euros évoqués pourraient
être investis en Europe plutôt qu'en Afrique.
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