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Les
allocations chômage seront revalorisées de 1% au 1er
juillet, a décidé vendredi le conseil d'administration de
l'Unedic, gestionnaire de l'assurance chômage. Inférieure
aux souhaits des syndicats, la hausse dépasse toutefois les
prévisions d'inflation. Les prix devraient augmenter de 0,4%
cette année après 2,8% en 2008, selon le gouvernement, et
rester stables selon l'Insee. Le salaire minimum sera pour
sa part revalorisé de 1,3% le 1er juillet.
La
CFDT, qui demandait une hausse de 2,5%, a regretté "cette
revalorisation bien trop modeste" qu'elle explique par "le
blocage de la délégation patronale de l'Unedic". "Le
patronat, une fois de plus, a fait preuve d'une vision à
court terme", déplore Annie Thomas, secrétaire nationale du
syndicat dans un communiqué.
La CGT
demande une indemnisation minimale équivalente à 65% de
l'ancien salaire brut pour tous les chômeurs, ce qui passe
notamment selon elle par une revalorisation des aides au
retour à l'emploi. "A l'heure où le pouvoir d'achat des
Français est en berne, il est urgent de permettre aux privés
d'emploi d'avoir un niveau de vie décent", écrit le syndicat
dans un communiqué. En hausse de 26,4% sur an, la
progression du chômage s'est infléchie en mai et le
gouvernement a dit espérer un ralentissement durable.
Le
nombre des chômeurs de catégorie Aa progressé de 1,5% par
rapport à avril en France métropolitaine, soit 36.400
personnes supplémentaires pour un total de 2.543.100. Il
avait augmenté de 58.500 en avril après 63.400 en mars,
79.900 en février et une hausse record de 100.400 en
janvier. Conséquence directe de cette hausse, l'assurance
chômage devrait passer dans le rouge cette année avec un
déficit de 1,3 milliard d'euros qui atteindra 4,6 milliards
en 2010, après un excédent de 4,6 milliards l'an dernier,
selon l'Unedic.
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