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Des
incidents ont éclaté vendredi à Fort-de-France autour du
quartier général du collectif menant la grève générale en
Martinique, dans les Antilles françaises, et les gendarmes
ont tiré des grenades lacrymogènes, a constaté une
journaliste de l’AFP. De premiers incidents ont éclaté dans
l’après-midi à la périphérie de Fort de- France, en marge
d’une manifestation menée par des chefs d’entreprise et des
agriculteurs contre le blocage de l’activité de l’île depuis
plus d’un mois du fait du mouvement de grève. Les gendarmes
mobiles ont tiré des salves de lacrymogènes.
Des
accrochages sporadiques se sont ensuite déplacés vers le
centre de Fort-de-France, et une journaliste de l’AFP a
constaté des affrontements, jets de pierres et de bouteilles
contre tirs de lacrymogènes, autour de la Maison des
syndicats, quartier général du «collectif du 5 février»,
organisateur de la grève. L’avenue qui borde la Maison des
syndicats était coupée par des feux de détritus et de
cartons.
La
foule a reflué à l’intérieur de la Maison des syndicats en
reprenant en coeur l’un des chants du mouvement, «La
Martinique n’est pas à vous, la Martinique est à nous». Le
préfet de Martinique, Ange Mancini, a lancé vendredi soir à
la télévision un appel au calme «solennel» à la population
de Fort-de-France. Un accord sur une augmentation des bas
salaires en Martinique a été signé dans la nuit de lundi à
mardi, mais les grévistes ont appelé à poursuivre la
mobilisation.
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