|
'IL Y
a quelques semaines, nous avions peur de perdre notre
travail. Et puis il y a eu cette bouffée d'oxygène venue
d'Allemagne qui a relancé la production.' Sergiu Ilie n'en
revient pas. Comme les 12 000 ouvriers que compte l'usine
d'automobiles Dacia-Renault en Roumanie, il était menacé par
un plan de 4 000 suppressions d'emplois en raison de la
baisse des ventes en Europe. Mais depuis que la chancelière
allemande, Angela Merkel, a décidé d'appliquer la prime à la
casse, l'usine Dacia-Renault de Roumanie reprend espoir, et
les salariés, au lieu de plier bagages, sont obligés de
travailler aussi le samedi pour faire face aux commandes.
Lire
la suite l'article En ces temps de crise, les consommateurs
allemands ont choisi d'acheter des Logan et des Sandero
produites par Renault en Roumanie et vendues en Allemagne
pour un prix moyen de 7 000 euros. Destinés initialement aux
marchés émergents, les modèles 'Dacia by Renault' font
aujourd'hui le bonheur des marchés occidentaux. Malgré leur
allure spartiate, les voitures roumaines de Renault offrent
la qualité occidentale à des prix imbattables. 'Les enquêtes
qui sont faites par l'Automobile-Club allemand montrent que
Dacia est la troisième marque en intention d'achat juste
derrière Porsche, affirme fièrement François Fourmont, le
PDG de Dacia-Renault. Vous savez, les Roumains avaient
l'habitude d'acheter des voitures allemandes. Eh bien
maintenant, ce sont les Allemands qui achètent roumain.'
|