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PARIS, La famille d'une
jeune fille scolarisée
au lycée
français de Marrakech en
2005 a déposé plainte
avec constitution de
partie
civile contre cinq
anciens élèves de
l'établissement pour
tentative de viol en
réunion, a-t-on appris
lundi de sources proches
du dossier.
Cette plainte déposée le
16 février auprès du
doyen des juges
d'instruction
de Paris vise également
le proviseur du lycée
Victor-Hugo au moment
des faits
pour "non-dénonciation
de crimes" et "omission
de porter secours",
selon ces
sources, confirmant une
information de Jeune
Afrique.
L'affaire avait éclaté
en 2007 après une lettre
au parquet de Paris
d'une
dizaine d'enseignants du
lycée français faisant
état d'agressions
sexuelles au
sein de l'établissement.
Les enseignants
dénonçaient notamment
l'inaction de la
direction et le fait
que les auteurs présumés
des faits côtoyaient
toujours leurs victimes
au sein
du lycée.
Cette dénonciation avait
conduit le parquet à
ouvrir une enquête
préliminaire.
La plainte avec
constitution de partie
civile vise la tentative
de viol
dont la jeune fille,
âgée de 14 ans à
l'époque, dit avoir été
victime de la
part de cinq autres
élèves.
Au moins quatre jeunes
filles auraient été
victimes de viols par la
même
bande de garçon dans et
hors de l'établissement,
selon les enseignants.
"Le dossier a été très
mollement géré notamment
par le proviseur, il n'y
a
pas eu de sanction à
l'encontre des élèves
qui ont continué à aller
au lycée",
a expliqué Me Léa
Forestier, avocate de la
plaignante au cabinet
Bourdon.
Evoquant une "omerta"
sur cette affaire de la
part des autorités,
l'avocate
membre du cabinet
Bourdon, a confié que
les violeurs présumés
"viennent de
familles bien implantées
qui disposent de
réseaux".
afp |