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Les présidents français
Nicolas Sarkozy et russe
Dmitri Medvedev et leurs
épouses ont découvert
mardi après-midi en
avant-première
l'exposition "Sainte-Russie"
au musée du Louvre, au
deuxième jour de la
visite d'Etat du numéro
un russe en France.
Pendant quarante-cinq
minutes, les deux chefs
d'Etat, Carla
Bruni-Sarkozy et
Svetlana Medvedeva ont
déambulé entre les
icônes, peintures ou
manuscrits qui retracent
les grandes heures de
l'art chrétien russe du
IXe siècle à Pierre le
Grand, premier empereur
de toutes les Russies
(XVIe et XVIIe siècles).
Réunies pour la première
fois, ces oeuvres n'ont
jamais été exposées
ensemble en Russie et la
plupart n'ont jamais
quitté son territoire.
Arrivés un peu avant le
couple russe, Nicolas et
Carla Sarkozy ont tué le
temps en s'offrant un
petit bain de foule
parmi les dizaines de
spectateurs massés
autour de la Pyramide du
Louvre. Sitôt arrivé,
Dmitri Medvedev leur a
emboîté le pas en
serrant lui aussi
quelques mains.
Les couples
présidentiels se sont
arrêtés devant les
portes d'or de la
cathédrale de Souzdal
(1120-1230), d'une
vierge de la Tolga
(peinture fin du XIIIe
siècle), et de l'"oklad"
(revêtement en métal
précieux d'une icône)
réalisée pour l'église
moscovite de la
Trinité-Saint-Georges au
XVIIe siècle.
Décrivant une peinture
de Saint-Georges, le
président russe s'est
permis un petit
commentaire d'actualité
en lançant à son
homologue français,
amusé: "c'est pour cela
que l'on aime bien la
Géorgie !"
Les troupes russes sont
intervenues en Géorgie
en août 2008 et occupent
toujours une partie de
son territoire, malgré
la promesse écrite de M.
Medvedev à M. Sarkozy de
s'en retirer.
"Je ne m'attendais pas à
voir autant d'oeuvres
venant de Russie", s'est
réjoui Dmitri Medvedev
au terme de la visite.
"C'est un honneur pour
la France de recevoir
les trésors de la
Russie", lui a répondu
dans le Livre d'or de
l'exposition Nicolas
Sarkozy.
L'exposition "Sainte
Russie", ouverte au
public vendredi, est un
temps fort des années
croisées de la Russie en
France et de la France
en Russie.
Pour dénoncer les
violations des droits de
l'Homme en Russie,
plusieurs ONG ont lancé
en parallèle une année
France-Russie "off".
afp |