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Le maire PS de Paris,
Bertrand Delanoë, venu
en Languedoc-Roussillon
soutenir la liste
socialiste face au
président de région
sortant, l'ex-socialiste
Georges Frêche (divers
gauche), a estimé mardi
lors d'un meeting à
Nîmes que "le socialisme
vaut toujours mieux que
les socialistes".
"Mais pour que le
socialisme vive, il faut
des socialistes --vous,
nous, tous-- et pas
préoccupés par notre
destin personnel", a
poursuivi M. Delanoë aux
côtés du maire de
Montpellier, Hélène
Mandroux, tête de liste
du PS pour la région et
dans l'Hérault, et de
Patrice Prat, tête de
liste PS dans le Gard.
"Notre adversaire, c'est
l'UMP mais comment être
crédible si parfois nous
empruntons sa culture
autocrate, autoritaire
et qui vise à exclure
une part de la société
française?", a-t-il
lancé en allusion à
Georges Frêche dont il
n'a jamais prononcé le
nom à l'instar des
autres orateurs durant
le meeting auquel
assistaient environ 150
personnes.
"La gauche a un devoir
dans ces élections
régionales", a poursuivi
M. Delanoë, "aller
chercher au plus profond
d'elle-même sa capacité
d'authenticité et de
rassemblement, servir,
protéger et commencer à
redonner le sourire à la
France".
"Martine (Aubry) a eu le
courage contrairement à
François (Hollande) de
dire que si celui qui
est président de la
région gagne demain, ça
ne sera pas une victoire
de la gauche", a relevé
pour sa part Hélène
Mandroux.
Le maire de Montpellier,
investi tête de liste
régionale du PS qui a
exclu les 58 socialistes
présents sur les listes
de Georges Frêche,
indésirable après son
dérapage verbal sur la
"tronche pas catholique"
de Laurent Fabius, ne
décolle pas dans les
sondages.
Jeudi dernier, M.
Delanoë avait souligné à
France Inter qu'au
second tour en
Languedoc-Roussillon "il
y aura une liste du
rassemblement Hélène
Mandroux, Verts et Front
de Gauche" qu'il
soutiendra.
afp |