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LA HAYE, Enfant terrible
de la classe politique
néerlandaise, le député
d'extrême droite Geert
Wilders, dont le Parti
pour la
liberté (PVV) a fait une
percée électorale aux
municipales, se dit
investi
d'une "mission": lutter
contre l'"islamisation"
des Pays-Bas.
"Nous osons nous
attaquer à des sujets
sensibles comme
l'islamisation et
nous utilisons des mots
normaux et clairs que
l'électeur qui lit le
journal
peut comprendre",
affirme à l'AFP le
réalisateur du film
Fitna pour expliquer
sa popularité.
Ce film de 17 minutes
avait été diffusé en
mars 2008 malgré
l'opposition du
gouvernement néerlandais
qui craignait que ses
critiques du Coran ne
déclenchent une affaire
semblable à celle des
caricatures danoises de
Mahomet.
Le député à la chevelure
blond platine plaquée en
arrière, âgé de 46 ans,
qualifie d'"absurde"
l'étiquette d'extrême
droite qu'on lui accole.
Mais il
n'hésite pas à dire que
le Coran est un livre
"fasciste".
"Mes supporteurs disent
: +il y a au moins une
personne qui dit ce que
des
millions de gens
pensent+. C'est ce que
je fais!", souligne
Geert Wilders,
réputé pour ses formules
lapidaires. "Les gens en
ont ras-le-bol du
gouvernement, de l'élite
de gauche qui n'assume
pas".
Geert Wilders, poursuivi
en justice pour
incitation à la haine et
à la
discrimination, ne cache
pas son "ambition de
devenir Premier
ministre".
Originaire de Venlo
(est), il suit des
études centrées sur la
protection
sociale à Amsterdam
avant de travailler au
Conseil des
assurances-maladie de
1984 à 1988.
En 1990, il est embauché
par le parti libéral VVD
où il est chargé des
dossiers socio
économiques Il est élu
conseiller municipal à
Utrecht (centre)
en 1997, puis député en
1998.
Il quitte le VVD en
2004.
Le député qui vit depuis
lors sous protection
policière permanente en
raison de menaces de
mort crée le PVV pour
les législatives de 2006
: le parti
rafle 9 des 150 sièges
du parlement.
Peu après, Geert Wilders
appelle le parlement
néerlandais à interdire
le
Coran qu'il compare à "Mein
Kampf" de Hitler.
Il réclame un "arrêt
total" de
l'immigration en
provenance des pays
musulmans et de la
construction de
mosquées.
Geert Wilders dénonce
les "aberrations
multiculturelles"; il
veut renvoyer
dans leurs pays les
étrangers sans emploi et
retirer aux récidivistes
ayant la
double nationalité,
notamment les
"terroristes de rue
marocains", leurs
passeports néerlandais.
"Je veux défendre la
liberté", assure-t-il.
"C'est vraiment une
mission et
je la paie
personnellement au prix
fort. Ca fait des années
que c'est tout
sauf agréable", explique
le député.
Marié à une Hongroise,
M. Wilders refuse de
parler de sa vie privée.
Son
lieu de résidence est
tenu secret et ses rares
sorties en public
assorties de
mesures de sécurité
draconiennes.
Le PVV "est un parti à
sujet unique : l'islam",
dénonce la secrétaire
d'Etat travailliste
d'origine turque Nebahat
Albayrak.
"L'islam sera toujours
le coeur de notre
business, mais sur tous
les autres
terrains nous avons
également des points de
vue et des députés
compétents",
rétorque M. Wilders.
afp |