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PERPIGNAN, Georges
Frêche "c'est lui le
vrai
socialiste", lance une
militante du PS de
longue date: plus d'un
millier sont
venus soutenir jeudi
soir le président de la
région
Languedoc-Roussillon,
divers gauche, désormais
honni par la direction
nationale du PS.
Avant même son arrivée
au meeting, dans la
salle des fêtes
archicomble de
Toulouges, dans la
banlieue de Perpignan,
la foule applaudit un
florilège des
déclarations
audiovisuelles de M.
Frêche, et une dizaine
de militants défient
la règle leur
interdisant d'utiliser
le symbole du PS en
agitant des drapeaux
du poing et la rose.
Seul sur scène au côté
de Christian Bourquin,
tête de liste dans les
Pyrénées-Orientales et
président du Conseil
général -un des 58 à se
"placer en
dehors du parti" selon
la direction nationale-,
Georges Frêche prend
manifestement plaisir à
cette personnalisation
du débat.
Et à l'accueil de
Christian Bourquin qui
lance: "Nous sommes plus
de 1.500, offrons la
médaille
du civisme à Georges
Frêche, avant de lui
apporter la réélection".
Exclu du PS, puis rejeté
par le bureau national
pour ces élections
régionales en raison de
ses déclarations
intempestives, en
dernier lieu "la
tronche pas catholique"
de Laurent Fabius,
Georges Frêche a
réaffirmé jeudi
avant le meeting que
Martine Aubry était son
"meilleur attaché de
presse".
Avant de prendre la
parole dans cette
réunion publique des PO,
qui précède
celles de Carcassonne,
Nîmes et Montpellier, le
vieux lion a rencontré
des
sympathisants dans une
librairie de Perpignan
pour y dédicacer son
livre
"Trêve de balivernes" où
il affirme qu'on lui
fait un mauvais procès.
La venue du candidat
Frêche n'a pas
bouleversé la ville,
mais dans la bulle
d'une cinquantaine
d'amis qui l'entoure à
la librairie, l'homme
est détendu,
pas grinçant, mais
jamais loin de risquer
un bon mot.
Charles Frêche, un
homonyme ambulancier
retraité, explique sa
présence:
"Rien de ce qu'il a dit
ou fait ne m'a
désenchanté". Un
colistier de
l'écologiste Patrice
Drevet est lui venu
chercher une dédicace.
"Au deuxième tour je
tendrai la main à tous,
à l'extrême gauche qui a
un
rôle utile de critique,
aux écologistes qui sont
divisés en trois: un
tiers
déjà avec moi, Europe
Ecologie qui ne me
laisse pas beaucoup
d'espoir, et
Drevet avec lequel
j'espère bien un bon
accord", déclare M.
Frêche.
Du côté des élus
"exclus", on affiche un
mélange de tristesse et
d'amusement à l'égard de
la sanction qui vient de
les frapper. "On n'en
dort
plus" lance tout sourire
Jean-Jacques Lopez,
maire de Salses, tandis
qu'Alexandre Raynal,
maire
d'Amélie-les-bains,
tempère d'une remarque:
"après
30 ans au parti, cela me
touche".
Tous croient qu'on
"recollera les morceaux"
après l'élection mais
que cela
laissera des traces. Une
ancienne député
socialiste Renée Soum
avertit: "Pour
les primaires on a aussi
un pouvoir d'exclusion".
Allusion à peine voilée
aux
ambitions
présidentielles prêtées
à Martine Aubry.
Christian Bourquin a
déjà
promis qu'il n'y aurait
pas une voix des PO pour
Mme Aubry.
Mais "assez de polémique
!" lance Georges Frêche.
Le président sortant
promet de s'en tenir
dans son discours à son
"son seul adversaire",
qu'on
oubliait un peu, "l'UMP
Raymond Couderc et le
Front National".
Mais au détour d'une
phrase il en revient
bien souvent aux
attaques dont il
a été l'objet: celle
"des loups" (...) qui
s'en prennent à (son)
honneur".
afp |