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PARIS, La secrétaire d'Etat
à la Ville Fadela Amara
a
souhaité dimanche que la
jeune marocaine expulsée
après avoir porté
plainte
pour des violences
infligées par son frère
puisse "revenir en
France".
"Quand j'étais
présidente de Ni Putes
ni Soumises, il y avait
un monsieur
qui s'appelait M.
Sarkozy, qui était
ministre de
l'Intérieur", a déclaré
Mme
Amara, interrogée lors
de l'émission
"Internationales" de
TV5Monde/RFI/Le
Monde.
"Il avait promis des
choses, sur notamment la
régularisation de femmes
qui
ne remplissaient pas les
deux ans de vie commune
(...) pour prétendre à
une
carte de séjour, et
surtout pour des jeunes
filles qui pourraient
être
victimes de mariages
forcés", a-t-elle dit.
Il avait parlé de
décisions "au
cas par cas", et d'un
"regard bienveillant de
la part des préfets".
"J'espère aujourd'hui
que cette jeune femme va
pouvoir revenir en
France",
a-t-elle ajouté. "Il ne
faut pas qu'elle ait la
double peine.
Il faut la
protéger, c'est
l'honneur de notre pays
que d'être capable de
ça".
Selon le Réseau
éducation sans
frontières, la lycéenne
vivait en France
depuis 2005 pour
échapper à un mariage
forcé dans son pays,
mais était
maltraitée par son
frère.
Elle avait été placée en
garde à vue et
immédiatement expulsée
après avoir porté
plainte à la gendarmerie
de
Château-Renard (Loiret)
fin janvier.
Mme Amara a par ailleurs
indiqué qu'elle n'était
"pas candidate" à la
présidence de la Haute
autorité de lutte contre
les discriminations et
pour
l'égalité (Halde).
Elle a estimé que le
socialiste Malek Boutih,
ancien président de SOS
Racisme, qui a exprimé
son intérêt pour le
poste, ferait "un
excellent
candidat".
afp
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