|
MONTPELLIER, "A campagne
neigeuse, campagne
heureuse"... La patronne
du PS Martine Aubry est
venue lundi à
Montpellier en
cette journée des femmes
très hivernale prêter
main forte à son amie
Hélène
Mandroux, avec son
"pack" d'élues face à un
Georges Frêche qui
revendique son
machisme.
11H00: à moins d'une
semaine du premier tour
des régionales, dans un
Montpellier aux palmiers
tout enneigés, Mme Aubry
arrive à pied dans une
ruelle du centre
historique.
A ses côtés, la maire de
la cité languedocienne,
et quelques amazones du
PS spécialement
descendues: l'ancienne
ministre
Elisabeth Guigou, la
députée Aurélie
Filippetti, les maires
Adeline Hazan
(Reims) et Valérie
Fourneyron (Rouen).
Salle Pétrarque, le
débat des responsables
femmes d'associations
bat son
plein.
Immigration, identité
nationale, chômage, IVG...
Hélène Mandroux
intervient et raconte
que "Martine" l'a
appelée, lui disant "on
va faire venir
un pack de femmes".
Puis, solennelle, elle
lance à son intention:
"Tu as eu le
courage que le premier
secrétaire qui t'a
précédée n'a pas eu".
Référence à la
détermination de Mme
Aubry qui a lâché
définitivement le
président sortant du
Languedoc-Roussillon,
après sa phrase sur la
"tronche pas catholique"
de
Laurent Fabius.
La maire de Montpellier
insiste sur la réaction
des militants: "enfin,
vous
redonnez honneur au PS".
Donnée régulièrement
battue par Georges
Frêche, elle
juge que sa "courbe est
ascendante" et se veut
optimiste. "A campagne
neigeuse, campagne
heureuse", vient de lui
souffler à l'oreille Mme
Aubry.
"Nous sommes très
heureux que tu aies
accepté ce lourd combat
au nom des
valeurs que nous
portons", répond la
maire de Lille.
Parlant de l'"ignoble"
débat sur l'identité
nationale, elle lance:
"le racisme comme
l'antisémitisme,
ça commence comme une
méchante blague et ça
finit très mal".
Ensuite brève promenade
dans les ruelles
mouillées, où en riant,
les élues
rejoignent une salle
bourrée à craquer pour
un point presse. Midi:
Martine
Aubry salue à nouveau
"une femme de courage
qui sait allier
efficacité, le dur
--la construction d'un
avenir--, et le doux
--les politiques qui
tendent la
main à un jeune en
difficulté--".
Puis, vient l'heure des
cadeaux à Mme Mandroux.
Foulard très coloré de
la
part de Mme Aubry. Prix
Goncourt, tee-shirts...
Mme Hazan présente des
chocolats à défaut d'une
bouteille de champagne
rosé cuvée "Grande dame"
qu'elle garde "au frais
pour qu'on la boive
ensemble le 22 mars",
lendemain du
second tour.
Valérie Fourneyron,
députée-maire de Rouen,
offre à sa consoeur de
Montpellier une
encyclopédie sur le
féminisme avec une
dédicace cryptée: la
définition d'histrion,
"mauvais comédien qui se
cantonne au genre
grossier".
Puis vient le clou de la
matinée. Les cadeaux
très ironiques de la
patronne
du PS à "Georges": des
films de Brad Pitt
auquel M. Frêche s'est
comparé, le
disque de Julien Clerc
"Femmes je vous aime".
Dans le "panier garni"
en rotin, tout est du
même acabit: livres "La
communication
non-violente au
quotidien", "211 idées
pour devenir un garçon
génial", ou sur les
oiseaux parce qu'"il m'a
traitée de beaucoup de
noms"....
La maire de Lille
s'esclaffe, contente de
son effet. Les flashes
crépitent...
La salle rit.
12H30: fin de la
conférence. Le "pack" de
femmes s'en va. Avions à
prendre
et journée des femmes à
célébrer dans leurs
villes respectives.
Mme Aubry doit
intervenir au 20H00 de
France 2. M. Frêche
devait avoir accusé
réception en fin de
journée du panier garni
transmis par Mme
Mandroux. Il pourrait
répondre lors d'un
"apéritif féminin et
citoyen" prévu à 17H00.
afp |