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Le
Premier Ministre Français François Fillon a clôturé sa
visite au Liban en se rendant auprès du contingent français
de la Finul et s'est félicité "des progrès" de la paix au
pays du Cèdre tout en insistant sur son caractère "fragile".
Le
chef du gouvernement s'est rendu au camp d'At Tiri, à dix
kilomètres de la frontière israélienne où est stationnée une
partie des 1.900 hommes du contingent français de la Force
intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) chargée
depuis trente ans de sécuriser cette région très sensible. A
l'été 2006, une guerre meurtrière avait encore opposé le
Hezbollah, majoritaire dans cette zone, et Israël.
"Beaucoup reste à bâtir au sud-Liban. La paix n'est pas
entièrement, ni définitivement acquise. Mais chaque jour des
progrès s'accomplissent", a estimé M. Fillon qui a passé
plus d'une heure sur la base militaire des casques bleus.
Même
si le survol régulier de l'armée israélienne et l'arsenal en
possession de la milice chiite sont des facteurs
"inquiétants", "on revient de très loin" selon le Premier
ministre français. "La situation politique du Liban s'est
nettement améliorée depuis le déploiement renforcé en 2006"
mais "cette paix encore fragile nous invite à intensifier
notre effort dans tous les domaines", at-il affirmé.
Lors
de sa visite en juin, le président Nicolas Sarkozy devait se
rendre à At-Tiri mais il avait annulé in extremis "pour des
raisons d'agenda". |