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Le Premier ministre
russe Vladimir Poutine
est attendu aujourd'hui
en France pour un
déplacement de deux
jours visant à sceller
un partenariat dans le
domaine de la production
automobile et de
l'énergie, deux secteurs
où la Russie recherche
des investissements.
L'homme fort de la
Russie devrait présider
à la signature de
quelque 25 accords dont
l'un sur la
restructuration du
constructeur automobile
russe en difficulté
Avtovaz entre ses
différents actionnaires,
parmi lesquels figure le
français Renault, a
indiqué à la presse le
conseiller diplomatique
de M. Poutine, Iouri
Ouchakov. Il n'a pas
fourni plus de détails.
M. Poutine avait
auparavant demandé au
groupe français de
participer
financièrement à la
restructuration du
groupe russe, qui
fabrique les voitures
Lada et croule sous les
dettes. Le PDG du
constructeur français,
Carlos Ghosn a toutefois
déclaré début novembre
que le groupe ne
prévoyait "ni
d'augmenter, ni de
diminuer" sa
participation dans
Avtovaz.
Un protocole d'accord
devrait également être
conclu entre le français
EDF et le russe Gazprom,
a indiqué M. Ouchakov,
sans vouloir dire si
cela ouvrait la voie à
une participation d'EDF
au projet de gazoduc
russo-italien South
Stream, concurrent du
projet Nabucco cher à
l'Union européenne.
M. Poutine ne devrait
pas rencontrer lors de
son voyage le président
français Nicolas
Sarkozy, comme
initialement annoncé par
Moscou, car ce dernier
se trouvera lui-même en
déplacement à
l'étranger. "Leurs
emplois du temps ne
coïncident pas", a
confirmé à l'AFP le
porte-parole du Premier
ministre Dmitri Peskov.
M. Sarkozy doit se
rendre à Manaus (Brésil)
et Trinidad-et-Tobago
(Caraïbes) jeudi et
vendredi.
Mais les deux hommes se
sont parlés mercredi par
téléphone, et ont évoqué
en premier lieu des
questions commerciales
bilatérales, a précisé
M. Peskov.
M. Poutine pourrait en
revanche rencontrer
l'ancien président
Jacques Chirac, avec
lequel il entretient "de
bonnes relations
personnelles", a
souligné M. Ouchakov.
Le voyage du Premier
ministre sera par
ailleurs largement placé
sous le signe de
l'énergie, a-t-il
ajouté, précisant que le
patron de Gazprom,
Alexeï Miller, et le
puissant vice-Premier
ministre Igor Setchine
en feraient partie, de
même que les richissimes
hommes d'affaires Viktor
Vekselberg et Mikhaïl
Prokhorov. D'autres
contrats pourraient être
conclus entre le holding
public russe
Rosteknologuiï et les
groupes français Safran
et Thales.
"Les discussions
porteront sur le
partenariat dans
plusieurs secteurs
stratégiques", résume
Chris Weafer, économiste
en chef de la banque
d'investissement russe
Uralsib. Et "ce sera du
donnant-donnant",
poursuit-il, relevant
notamment que les
compagnies
d'hydrocarbures
françaises comme Total
souhaitent avoir un
accès accru aux réserves
énergétiques russes.
Vladimir Poutine et son
homologue français
François Fillon doivent
participer à un dîner
jeudi suivi de
discussions avec des
hommes d'affaires au
château de Rambouillet.
Le déplacement
intervenant dans le
cadre du XIVe séminaire
intergouvernemental
économique franco-russe,
le sujet sensible des
droits de l'Homme en
Russie ne devrait pas
être au coeur des
pourparlers, bien que
Moscou soit toujours
régulièrement montré du
doigt à ce sujet à
l'étranger.
La visite aura lieu au
moment où Moscou cherche
à acquérir un
porte-hélicoptères de
classe Mistral auprès de
la France, pays membre
de l'Otan, une
acquisition qui romprait
avec une longue
tradition de préférence
nationale. Le navire a
accosté lundi à
Saint-Pétersbourg, ville
natale de Vladimir
Poutine, près du célèbre
musée de l'Ermitage, où
il doit rester jusqu'à
jeudi.
afp
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