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A
l’approche des consultations de Bruxelles dont l’issue
devrait fixer une bonne fois pour toute l’attitude de la
communauté internationale à l’égard de la Mauritanie, les
différents milieux s’activent pour trouver une solution à la
crise politique née du coup d’état du 6 août dernier.
Ces
derniers jours nous avons assisté à l’éclosion de plusieurs
initiatives allant dans ce sens. La dernière en date est
celle lancée ce dimanche par un cartel d’organisations de la
société civile qui se proposent d’œuvrer pour trouver une
alternative au blocage actuel.
Pour
sa part la France qui dès le départ s’était prononcée
contre le coup d’état semble aujourd’hui disposée à proposer
sa médiation. Cela pourrait s’avérer bénéfique et porter ses
fruits et ce d’autant plus que ce partenaire de poids occupe
actuellement le siège de la présidence de l’union
européenne.
Donc
depuis quelques jours, la France a pris contact en
Mauritanie avec les principaux acteurs politiques pour les
encourager à réfléchir à une "sortie de crise".
L’objectif visé c’est d’accorder les violons entre les
différents partenaires antagonistes et ce pour mieux
affronter les consultations politiques de Bruxelles prévues
le 20 octobre.
C’est
dans ce cadre que l’ambassadeur français en poste en
Mauritanie M. Michel Vandepoorter a rencontré mercredi
dernier le général Mohamed Ould Abdel Aziz, président du
Haut Conseil d’Etat. Il a également eu des entretiens avec
des responsables du Front national pour la défense de la
démocratie (FNDD) dénonçant le putsch et le chef de
l'opposition démocratique, Ahmed Ould Daddah (RFD).
Le diplomate français aurait également rencontré durant la
semaine le président de l'Assemblée nationale M. Messaoud
Ould Boulkheir, qui a récemment lancé une initiative de
sortie de crise basée sur le retour au pouvoir du président
renversé, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le temps d'organiser
une élection présidentielle anticipée.
«Tous ces contacts ont pour objectif de sensibiliser les
différents acteurs aux fins de trouver une ébauche de
plate-forme de sortie de crise crédible à soumettre aux
débats durant les consultations de Bruxelles. Il faut que
tous réalisent que l'échec de ces consultations se
traduirait par la mise en application de sanctions qui vont
commencer à tomber et qui risquent d'être très difficiles
pour les Mauritaniens» affirme une source diplomatique.
Comme
on le voit donc les différentes parties en conflit à savoir
les soutiens du HCE et ceux du retour à « un ordre
constitutionnel normal » ont intérêt à trouver un terrain
d’entente pour éviter au pays de faire face aux sanctions
internationales dont l’effet pourrait s’avérer dévastateur
dans un contexte difficile marqué par une récession
économique mondiale.
Et
pour revenir au plan de sortie de crise proposé par le
président de l’Assemblée Nationale. Notons que la
proposition semble avoir reçu un écho favorable aussi bien
dans les milieux politiques locaux qu’au niveau
international. L’initiative de M. Messaoud aurait été bien
accueillie par certains pays voisins ainsi que dans certains
milieux européens. A l’heure qu’il est, le président de
l’Assemblée Nationale s’apprêterait à s’envoler pour
l’étranger afin d’expliquer les tenants et les aboutissants
d’un plan dont l’application éviterait au pays l’embargo
tant craint. |