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La
communauté internationale continue à souffler le chaud et le
froid à l’égard de la junte mauritanienne. La France qui
jusque là avait prôné la fermeté commence à mettre de l’eau
dans son vin. Dans sa dernière interview accordé à RFI Alain
Joyandet Secrétaire d’État Français à la coopération et à la
Francophonie a déclaré : « La solution, elle est compliquée,
parce que vous savez, moi je vais pas faire de langue de
bois, on est obligé de condamner un putsch parce qu'on peut
pas accepter qu'une démocratie soit remise en cause par un
coup d'état militaire, parce que si on accepte ça, à ce
moment là, on accepte tout. Ceci étant dit, ce coup d'état
là, il a quand même une connotation un peu particulière.
Je
note que même en Mauritanie, les collectifs les plus
attachés aux droits de l'homme, ne demandent pas d'une
manière ferme et définitive le retour du président Sidi Ould
Cheikh Abdallali dans ses pouvoirs précédents et pour qu'il
continue jusqu'à la fin de son mandat. Tout le monde dit
quasiment, aujourd'hui, il faut trouver la solution d'un
retour à la constitution, parce que c'est absolument
impératif. »
D'une
manière ou d'une autre, il faut se raccrocher à la
constitution. Mais personne ne dit Ould Cheikh Abdallali
doit être remis sur son siège jusqu'à la fin de son
mandat ».
Par
contre, les autorités américaines ont annoncé des « mesures
de restriction sur les voyages aux États-unis contre
certains membres de la junte » et leurs soutiens, a annoncé
vendredi l'ambassade des États-unis à Nouakchott, deux mois
et demi après le coup d'Etat qui a renversé le président.
« Le
secrétaire d'État a ordonné le 16 octobre des mesures de
restriction sur les voyages aux États-unis contre certains
membres de la junte et du gouvernement ainsi que contre
d'autres individus qui soutiennent des politiques ou des
actions compromettant le retour de la Mauritanie à l'ordre
constitutionnel », a indiqué l'ambassade dans un communiqué. |