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Les
auteurs du coup d'État militaire en Mauritanie se réfugient
"dans l'insouciance totale" et mènent "le pays vers le
chaos", a affirmé jeudi dernier le Front national pour la
défense de la démocratie (FNDD, coalition de partis contre
le coup d'Etat du 6 août).
"Les
militaires semblent s'entêter aveuglément et se réfugier
dans l'insouciance totale alors que le pays encourt des
sanctions - que le peuple ne peut pas supporter - et que
s'approche le rendez-vous de Bruxelles" prévu lundi, a
déclaré le président du FNDD, Omar Ould Yali.
La
junte est invitée lundi à Bruxelles à discuter avec les 27
membres de l'Union européenne (UE) de la situation en
Mauritanie née du coup d'Etat qui a renversé le président
Sidi Ould Chikh Abdellahi et du "retour à l'ordre
constitutionnel". Les auteurs du coup d'Etat
militaire poussent "le pays vers le chaos par
l'étranglement des libertés publiques", a ajouté M. Ould
Yali.
Le
Commissaire de l'Union Africaine à la paix et à la sécurité
M. Ramtane Lamamra a estimé dernièrement que les sanctions
contre les putschistes mauritaniens "figurent parmi les
options envisageables" soulignant toutefois que "les
possibilités du dialogue et les ressources de la diplomatie
ne sont pas tout à fait épuisées".
Jeudi
dernier, le président de l'Assemblée nationale
mauritanienne, Messaoud Ould Boulkheir, avait proposé une
sortie de crise basée sur un retour au pouvoir du président
déchu Sidi Ould Cheikh Abdallahi pour superviser une
élection présidentielle anticipée.
Le
retour au pouvoir du M. Ould Cheikh Abdallahi se fera ''pour
une période déterminée, suffisante pour l'organisation
d'élections présidentielles libres et transparentes, la
formation d'un gouvernement de consensus chargé de conduire
les élections, une réconciliation nationale où il n'y aura
ni vainqueur ni vaincu", avait déclaré M. Ould Boulkheir
dans un entretien publié par le journal mauritanien “Al
Badil”. |