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« Nous luterons le temps qu’il faudra pour rétablir la
vérité historique que tous les pouvoirs politiques qui se
sont succédé depuis 1960 ont voulu étouffer »
Le 17 octobre 1961, la France du général de Gaulle ordonne
la répression criminelle d'une manifestation pacifique qui
visait à dénoncer le couvre-feu raciste imposé aux "Français
Musulmans d'Algérie", par le Préfet de Police Maurice Papon.
Cette manifestation était à l'initiative du FLN et de la
Fédération de France dans les rues de Paris et en banlieue.
Vingt-trois associations, partis et syndicats rassemblés
pour réclamer, à nouveau, et à l’occasion de la
commémoration du 47ème anniversaire du Massacre du 17
Octobre 1961, "vérité et justice", "l'ouverture de
l'accessibilité aux Archives nationales", "l'inscription
dans les manuels d'histoire de cette tragédie", ainsi qu’une
reconnaissance officielle des massacres du 17 octobre 1961
comme crime d'Etat".. Ces associations exigent aussi le
développement de la recherche historique sur ces questions
dans un cadre franco-algérien et international.
Le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre
les peuples) Présidé par M. Mouloud Aouini qui, dans son
discours, a demandé aussi qu’un travail approfondi de
toute notre histoire coloniale, en Afrique, en Asie, depuis
les massacres de Sétif et de Madagascar jusqu’aux crimes de
guerre commis en Algérie et ailleurs et que ce travail de
mémoire s’intéresse aussi au destin que la France a fait
aux harkis et à leurs enfants, à l’enrôlement des mineurs
en contradiction avec les conventions de Genève.
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