|
C’est
un homme plein de convictions artistiques qui se produit le
1er novembre 2008 à l’Européen, une salle réputée, située
dans le 17ème arrondissement de Paris. Aziri écrit et chante
des textes captivants où il raconte les multiples tracas de
la vie, de la culture, de l’identité, de l’amour et des
errances de l’existence. Son dernier album, intitulé «
timsaâreqt » (l’énigme) n’est pas passé inaperçu : il le
fera encore plus connaitre à ses admirateurs à l’occasion de
son passage à l’Européen.
Le
choix de la date du 1er novembre pour se produire n’est pas
fortuit : le chanteur se veut aussi combattant à sa manière,
pour des jours meilleurs, pour l’avènement d’une ère plus
juste, plus sûre, plus solidaire pour tous les enfants de
son pays d’origine. C’est en 1989, qu’Aziri arrive en
France. A Paris, il poursuit ses créations artistiques sans
jamais se détacher complètement de sa Kabylie, de son
Algérie qu’il aime tant.
Aziri
a toujours voulu secouer le milieu artistique : il n’aime
pas que ce soient toujours les mêmes qui dominent la scène.
Originaire de la région des Ait Ziki, Aziri entame sa
carrière avec un premier album, « Nekwni s ilamziyen » (Nous
les jeunes) en 1987. Quatre ans après, il récidive avec un
autre album. Aziri travaille beaucoup sa recherche musicale
et veut toujours parfaire ses arrangements.
Les
chants qu’il propose à ses admirateurs viennent de la
Kabylie profonde. Dans son dernier album, le chanteur se
fait aussi critique ; sa lucidité, loin de choquer, peut
faire avancer les choses. Son spectacle de l’Européen est
une halte intéressante pour la musique algérienne an général
: l’orchestre sera dirigé par Abdelghani Torki, avec la
participation de Rabah Khalfa. La scène sera égayée par la
présence d’un ballet et de choristes. Une chose parait sûre
: l’âme algérienne et la profondeur de la culture du pays de
Kateb Yacine seront au rendez-vous à l’Européen. |