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NIAMEY, Des dissidents du Mouvement des Nigériens pour
la Justice (MNJ), principal
front armé touareg, ont affirmé samedi qu'ils
intègrent le processus de
paix mené par la Libye, après avoir dans un premier
temps critiqué une décision
du mouvement de déposer les armes.
Dans un communiqué sur leur site internet, ces dissidents
précisent que
leur délégation, conduite par
le "chef d'état-major" du MNJ, Amoumoune
Kalakouwa, est arrivée
vendredi à Agadez (nord nigérien) et se rendra ensuite
à Niamey pour "une rencontre
plus approfondie avec les autorités".
Après Niamey, la délégation précise qu'elle ira à Tripoli
pour d'autres
discussions.
"Ce déplacement fait suite à
la rencontre de Sabha (sud libyen) à
l'occasion de laquelle le MNJ
a fait preuve de toute sa disponibilité et a
donné toutes les garanties
pour un retour de la paix dans notre pays",
explique le communiqué.
Mardi, des rebelles touareg du Mali et du Niger ont "opté
pour la paix" en
déposant symboliquement des
armes au cours d'une cérémonie en Libye en
présence du dirigeant libyen
Mouammar Kadhafi et du ministre de l'Intérieur
nigérien, Albadé Abouba,
selon les images de la télévision d'Etat nigérienne.
Le chef du MNJ, Aghali Alambo, et Ibrahim Ag Bahanga,
l'ex-chef rebelle
touareg malien, ont assisté à
l'évènement. Kalakouwa
a qualifié cette cérémonie qualifiée de "gigantesque farce"
et accusé la Libye de
"passer outre ses prérogatives de médiateur neutre" et de
n'"afficher aucune réelle
volonté de règlement sérieux et durable du conflit".
Il a appelé à "continuer la lutte sans faiblir".
Début septembre, Kalakouwa
avait destitué Aghali Alambo, l'accusant de
s'être "coupé totalement du
terrain pour s'établir à Tripoli".
Niamey et les rebelles du MNJ
avaient engagé en mars des discussions sous
les auspices de Mouammar
Kadhafi, qui a appelé le 15 mars les combattants à
déposer les armes et à
intégrer un processus de paix.
Le président Mamadou Tandja a proposé aux combattants
l'amnistie s'ils
déposent les armes.
Seul le Front des forces de
redressement (FFR) dirigée par Rhissa Ag Boula,
figure historique de la
première rébellion touareg dans les années 1990,
rejette toujours le processus
de paix.
afp
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