Samedi 31 Juillet 2010  

France

Libye

Tunisie

Algérie

Maroc

Mauritanie

Accueil
Actualité
Économie
Culture
Tourisme
Santé
Cuisine
Sport
Programme TV
Cinéma
Météo
Musique & Radio
Photo et Vidéo
Horoscope

Rencontre

 

 
 

Marek Edelman, le dernier commandant de l'insurrection du ghetto de Varsovie

 

Lakoominfo.com

Par Maja CZARNECKA

 

VARSOVIE, Le dernier commandant de l'insurrection héroïque du ghetto juif de Varsovie contre les nazis en 1943, Marek Edelman, mort à l'âge présumé de 90 ans et inhumé vendredi à Varsovie, reste le symbole de la grandeur de l'homme face à une tragédie inhumaine. La date exacte de sa naissance n'était pas connue.

Mais ses papiers officiels ont retenu la date du 1er janvier 1919, considérée comme la plus probable. "Je ne sais pas quel âge j'ai exactement", avait-il expliqué dans un entretien à l'AFP en 2007. "Mon père est mort quand j'étais tout petit, je n'ai presque aucun souvenir de lui. Ma mère est morte quelque années après, je n'avais personne pour me le dire".

Né à Homl, actuellement Gomel au Bélarus, dans une famille de Juifs engagés dans le parti socialiste juif Bund, le jeune Edelman est dès l'enfance imprégné de l'idéologie de ce parti ouvrier antisioniste de l'Europe de l'est. Sa famille s'installe à Varsovie quand il est tout petit. "Varsovie est ma ville. C'est ici que j'ai appris le polonais, le yiddish et l'allemand.

C'est ici, qu'à l'école, j'ai appris qu'il faut toujours prendre soin des autres. C'est aussi ici que j'ai reçu pour la première fois un coup dans la figure seulement parce que j'étais juif", avait dit Edelman quand il fut fait citoyen d'honneur de Varsovie en 2001.

Quand éclate la Seconde guerre mondiale, il est enfermé avec près d'un demi-million de Juifs dans le ghetto de Varsovie, créé par les occupants allemands. En avril 1943, les Allemands décident de liquider le ghetto où il ne reste plus que 60.000 Juifs, la majorité ayant été déportée vers le camp
d'extermination de Treblinka.

C'est alors que les organisations juives du ghetto décident d'attaquer les nazis dans un combat pour l'honneur. "On savait parfaitement qu'on ne pouvait en aucun cas gagner. Face à 220 garçons mal armés, il y avait une armée puissante", expliquait Edelman. "Nous, nous n'avions pour nous tous qu'une seule mitrailleuse, des pistolets, des grenades, des bouteilles avec de l'essence et tout juste deux mines dont l'une n'a même pas explosé", a-t-il raconté.

L'insurrection a pourtant duré trois semaines. Lorsque Mordechaj Anielewicz, 24 ans, le commandant de l'insurrection, pris au piège, s'est suicidé, c'est Edelman qui a repris le commandement pour les derniers jours de combats. Pour venir à bout de l'insurrection, les Allemands ont brûlé tout le ghetto, maison par maison. "Ce sont les flammes qui l'ont emporté sur nous, pas les Allemands", soulignait Marek Edelman.

Il a réussi avec quelques combattants à sortir du ghetto par des égouts. Un an après, il a participé à l'Insurrection de Varsovie de 1944, qui coûta la vie à 200.000 Varsoviens, insurgés et civils, et se solda par la démolition quasi totale de la ville par les nazis.

Après la guerre, il fait des études de médecine et devient un cardiologue connu. Bien que la majorité des survivants juifs aient émigré en Israël, lui a décidé de rester en Pologne. "Il fallait bien que quelqu'un reste ici pour s'occuper de tous ceux qui y ont péri", répondait-il. Il s'est engagé au côté de l'opposition anticommuniste dès les années 70, puis dans Solidarité, ce qui lui a valu d'être interné lorsque le général Jaruzelski imposa la loi martiale en Pologne le 13 décembre 1981.

A la chute du communisme en 1989, il est élu sénateur sur les listes de Solidarité. Il est l'auteur d'une autobiographie "La vie, tout simplement", et d'une description de la vie quotidienne des Juifs pendant la guerre, intitulée "Il y avait aussi de l'amour dans le ghetto". "Dans le fond, le plus important c'est la vie. Et quand on a la vie, alors le plus important c'est la liberté.

Et puis on donne sa vie pour la liberté et là, on ne sait plus ce qui est le plus important", a-t-il écrit dans ses souvenirs. Depuis Lodz (centre) où il habitait, il n'a cessé jusqu'à sa mort de dénoncer le racisme et l'antisémitisme tant dans son pays qu'à travers le monde.

afp

 
 

Lakoominfo.com

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Page d'accueil | Nous Contacter | Vos publicités | Plan du site | Conditions générales

Copyright © 2007 - 2009, Lakoom-info.com
Tous droits réservés.
Date de la dernière mise à jour :
12/10/2009 21:49

Éditions et Publications Chouaky  sarl  « CPE » 
Siège social : 5, rue 11 Novembre 59500  DOUAI

Tél : 03 20 52 46 28 Fax : 03 27 96 46 73 – 30 20 30 11 17
Contact@lakoom-info.com