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Jean Sarkozy, une ascension hors normes mais critiquée

 

Lakoominfo.com

Par Andrea BAMBINO

 

NANTERRE, Depuis moins de deux ans, Jean Sarkozy, fils cadet du chef de l'Etat, poursuit une ascension fulgurante dans le département de son père, les Hauts-de-Seine, mais il peine à se défaire d'une image d'"héritier".

Agé aujourd'hui de 23 ans, le jeune homme a fait ses premiers pas en politique lors des municipales de mars 2008, à Neuilly-sur-Seine, cette banlieue riche de Paris où il est né et que Nicolas Sarkozy a administrée de 1983 à 2002.

Très à l'aise sur les marchés, où tout le monde reconnaît sa crinière blonde et ses intonations de voix rappelant son père, ce passionné de théâtre le sera tout autant pour participer à son premier "coup" politique.

Après avoir soutenu le candidat officiel de l'UMP, David Martinon, porte-parole de la présidence, il est en première ligne pour l'évincer. Et à la faveur de cette tragi-comédie locale, il se porte candidat sur l'un des deux cantons de Neuilly, ultra favorable à la droite et où il fait figure d'"enfant du pays".

A seulement 21 ans, il remporte une élection facile, avec 51,91% des voix dès le premier tour, et entre au conseil général des Hauts-de-Seine, où il retrouve l'une de ses marraines en politique, l'élue de Levallois-Perret Isabelle Balkany. Sans complexe, l'étudiant en droit se pose alors en rassembleur de la majorité locale, et lorsqu'il prétend dès juin 2008 au poste de président du groupe UMP/Nouveau Centre au conseil général, personne ne tente de lui résister.

Problème pour lui, chaque étape de son ascension s'accompagne d'une flopée de critiques sur "l'héritier" qui doit tout à son père. Caricaturé aux "Guignols de l'Info", il se voit remettre devant les caméras un "diplôme de fils à papa", des mains de militants du collectif "Sauvons les riches", en plein Rotary Club à Paris, dans le XVIe arrondissement.

Au conseil général des Hauts-de-Seine, si les élus de la majorité, bluffés,  louent à l'unanimité sa "maturité", son "sens politique précoce" ou encore "sa capacité à rassembler" ou "à bosser", les conseillers de gauche se montrent sceptiques. "Je ne l'ai jamais vu en capacité de mener un débat sur les questions d'avenir des Hauts-de-Seine, pour un président de groupe c'est un peu étrange", explique à l'AFP Pascal Buchet (PS).

"Il n'est pas pire qu'un autre, mais jusqu'à présent il s'est souvent montré effacé lors des séances", commente le communiste Patrice Leclerc. Face aux critiques, Jean Sarkozy répète depuis le début qu'il veut être jugé sur ses "actes" et pas sur son état civil. Dans ses interviews, il s'efforce même de faire de son nom un handicap plutôt qu'un avantage.

"Le fait de m'appeler Sarkozy rend les choses plus difficiles, comme le prouvent les violentes attaques personnelles dont je fais l'objet depuis le début", a-t-il déclaré lundi au quotidien gratuit Metro.

Candidat déclaré à la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (Epad), où il aurait alors la main sur le premier quartier d'affaires d'Europe, on lui prête également l'ambition de prendre la tête du conseil général des Hauts-de-Seine en 2011, d'être élu député dans le département ou maire de Neuilly-sur-Seine en 2014.

Pour l'instant, le jeune élu, marié depuis septembre 2008 à la fille du fondateur des magasins Darty, Jessica Sebaoun, n'a confirmé aucun de ces projets électoraux.

afp

 
 

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Date de la dernière mise à jour :
13/10/2009 20:43

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