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WASHINGTON, Sillonner l'Afrique et rejoindre le Cap
pour le Mondial-2010 de
football au volant de vieilles voitures déglinguées,
tout en récoltant des fonds
pour des organisations humanitaires: c'est le défi
lancé par une bande
d'Américains en quête d'aventures.
Organisée par l'association américaine Nomadic Nation,
l'opération a été
baptisée "Rallye de la Coupe
du monde" et débutera en mai prochain, quelques
semaines avant le coup
d'envoi de la compétition en Afrique du Sud.
Le fondateur de Nomadic
Nation, John Lovejoy, basé à Washington, espère
récolter ainsi plusieurs
dizaines de milliers de dollars, qui seront reversés
à des oeuvres de charité
axées sur le sport.
Les
voitures, "les moins chères et les plus délabrées
possibles", partiront
de Berlin, en Allemagne, où
s'est déroulée en 2006 la précédente édition du
Mondial.
Mais pourquoi donc avoir
choisi des vieux tacots plutôt que des modèles
récents, sans doute plus à
même de déjouer les pièges des pistes africaines?
"Nous voulons montrer qu'on a
pas forcément besoin d'un 4x4 pour traverser
l'Afrique, explique John
Lovejoy.
Et le
fait de conduire ce style de voiture
fait partie du charme de
l'aventure". Avec cinq
amis, il s'apprête à effectuer en "voyage de reconnaissance"
de neuf semaines dans
13 pays pour vérifier le tracé du parcours et régler les
questions de passage de
frontières.
Le
trajet proposé passe par la côte ouest,
du Maroc à la Namibie, via
notamment le Mali, le Cameroun et l'Angola.
Et, pendant qu'il y est,
"repérer les étapes où l'on sert des bonnes
bières", dit-il avec malice.
Les organisateurs comptent
sur leur précédente aventure pour réussir ce
nouveau défi: en 2007, ils
avaient mené une expédition similaire entre
l'Allemagne et le Cambodge,
traversant 21 pays et collectant au passage des
fonds pour des associations.
L'idée
était la même qu'aujourd'hui: prendre du plaisir en faisant
le bien
autour de soi.
"Les gens doivent se poser la
question: n'êtes-vous pas fatigués du
métro-boulot-dodo quotidien?
Ne voulez-vous pas un peu de piment dans votre
vie?", dit John Lovejoy.
"On veut montrer aux gens
qu'il est possible de prendre sa voiture, celle
qu'on utilise tous les jours
pour aller bosser, de rameuter des potes et de
partir prendre du bon temps",
poursuit-il.
Le
message passe en tout cas très bien du côté des
associations, comme
Kick4Life, Grassroots Soccer,
Coaching for Hope ou encore PLAY SOCCER. "C'est
un projet vraiment
emballant", estime Steve Fleming, membre de l'organisation
britannique Kick4Life, qui
contribue à la lutte contre le sida au Lesotho.
"A chaque fois que 10 dollars
seront collectés, Kick4Life pourra effectuer
un test du sida sur un enfant
et orienter ceux qui sont séropositifs vers des
traitements antiviraux",
explique-t-il.
Nomadic Nation a lancé un site internet - www.nomadicnation.org –
pour
suivre le rallye et propose à
tout un chacun de rejoindre l'aventure,
moyennant 1.250 dollars.
L'organisation attend 200 équipes et se dit prête à
en accueillir 500.
Reste la question de la
sécurité, le rallye devant traverser des pays
politiquement instables.
Mais, selon John Lovejoy, le danger vient surtout des
routes.
"D'après nos recherches sur la route que nous avons choisie
et pour avoir
parlé à des gens qui l'ont
déjà empruntée, il n'y a pas de problème avec
d'éventuels groupes armés.
Notre plus grande préoccupation, c'est la qualité
des routes".
Par
exemple, "il n'a qu'une voie allant du Cameroun au Nigeria
et d'après
les images qu'on a vues, ça
ne ressemble pas du tout à une route... On peut
même difficilement appeler ça
un mauvais chemin", dit-il, suggérant que cette
incertitude fait finalement
également partie de l'aventure.
afp
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