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Le
mouvement diplomatique, qui a été amorcé il y a quelques
semaines, vise à un redéploiement de notre appareil
diplomatique appelé toujours à inscrire son action dans le
sens des réalités internationales telles que perçues sur le
terrain.
Les
objectifs, qui restent fixés, vont à plus de cohérence
d’accompagnement en direction de notre communauté nationale
établie à l’étranger et principalement dans les bastions
traditionnels de celle-ci que constituent les pays de
l’Union européenne, la France notamment, mais pas seulement,
le Canada, les Etats-Unis, qui deviennent des pays d’accueil
relativement importants.
La
diplomatie algérienne a aussi besoin de voir se renforcer la
coopération et le partenariat entre notre pays et nos
vis-à-vis extérieurs, les relations d’affaires susceptibles
de se nouer entre entrepreneurs nationaux et étrangers. Dans
ce domaine si particulier, c’est à plus d’audace,
d’engagement, de prise de risque et d’esprit d’initiative
auxquels il est fait appel à nos diplomates.
Nous
avons besoin bien sûr de l’expertise extérieure, mais la
tendance actuelle va aussi à l’exploitation des compétences
nationales établies à l’étranger, dont on sait qu’elles
demeurent disponibles pour s’impliquer dans des actions
partenariales. Le terrain est pratiquement vierge en la
matière et les opportunités d’affaires très grandes.
Il
demeure en tout cas propice à des actions communes
présentant des intérêts pour les uns comme pour les autres.
Il fallait à la base une volonté politique qui consacre de
façon durable cet engagement. C’est chose faite à travers
les orientations données par le Président de la République,
les initiatives prises ces dernières années, la mise en
place au sein du ministère de la Solidarité nationale de
structures en charge de la communauté nationale à
l’étranger.
Le
danger à éviter en la circonstance, c’est une trop grande
bureaucratisation de la fonction, errements dan lesquels
sont tombés les initiatives prises dans le passé. La leçon
semble avoir été retenue. C’est pour cela que l’on parle
d’une vision dynamique à imprégner aux relations avec nos
compétences établies à l’étranger que de récents
rassemblements ici à Alger tentent de formaliser.
C’est un
pari. Il est d’importance que la mobilisation de ces
compétences peut constituer un bond qualitatif pour une
économie nationale aujourd’hui à la recherche de nouvelles
opportunités lui permettant d’avancer dans le sens de
l’intégration au marché international.
La
diplomatie peut, on le sait, être d’un précieux secours en
la matière. Le redéploiement en cours intègre en tout cas
prioritairement ce genre de préoccupations. Le jeu en vaut
la chandelle.
Réunis
tout récemment à Alger, consuls généraux et consuls
nouvellement affectés à l’étranger, c’est autour
d’orientations émanant du Président de la République que la
sensibilisation s’est faite. La protection et le souci de
rapprocher la communauté nationale établie à l’étranger, en
espérant l’impliquer, de ce qui se fait dans le pays
d’origine, demeurent au centre des préoccupations.
L’Algérien doit savoir où qu’il soit que l’Etat a la volonté
de veiller à ses intérêts, au respect de ses droits, sachant
que ceux-ci restent assortis d’obligations qui font
référence à l’intérêt à accorder aux lois et règlements des
pays d’accueil et là aussi à leur respect.
En
renouvelant ses effectifs, la diplomatie algérienne se donne
en tout cas de nouveaux arguments pour s’assurer plus de
présence et plus d’engagement dans les responsabilités qui
sont les siennes. Nous sommes à une ère où la diplomatie
économique doit faire preuve de l’agressivité nécessaire
pour attirer les investisseurs potentiels, nouer des
partenariats durables.
La mise
en relations d’affaires peut toujours aboutir si elle est
correctement prise en charge d’abord par ceux qui sont dans
ces postes avancés que constituent les missions
diplomatiques. Pendant longtemps a été revendiquée
l’existence au sein de ces missions de structures favorisant
la mise en relations d’affaires.
Cet intérêt est de plus en
plus évident aujourd’hui. C’est un point sur lequel il est
mis un accent particulier par les autorités politiques.
Tahar Mohamed Al Anouar
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