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TRIPOLI, La présidence libyenne de l'Union africaine
(UA) a rejeté lundi soir une
"ingérence" de l'ONU dans des "affaires internes"
de la Guinée après sa
décision de mettre en place une commission d'enquête sur
le massacre d'opposants
perpétré le 28 septembre par l'armée.
"L'Union africaine rejette fortement cette intervention (de
l'ONU) qu'il
considère comme une ingérence
dans les affaires internes d'un Etat indépendant
et souverain", a indiqué un
porte-parole de la présidence de l'UA cité par
l'agence officielle libyenne
Jana.
"Toute
intervention de l'ONU (en Guinée) sera considérée comme une
déviation dangereuse des
missions de cette organisation internationale", a
ajouté le porte-parole.
"La présidence de l'UA
appelle toutes les parties à respecter
l'indépendance de la Guinée
(...) et à arrêter toute intervention extérieure".
"Nous
ne pouvons tous, qu'exprimer notre regret de ce qui s'est
passé le 28
septembre", a-t-on conclu de
même source. Le
secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait décidé
vendredi de créer une
commission internationale d'enquête sur la répression
sanglante par les
forces de défense et de sécurité guinéennes d'une
manifestation de
l'opposition, le 28 septembre à Conakry.
Au
moins 150 civils avaient alors été
tués, selon l'ONU.
Le pouvoir militaire en
Guinée est soumis à de fortes pressions
internationales, après que
Moussa Dadis Camara, porté au pouvoir par un coup
d'Etat sans effusion de sang,
le 23 décembre 2008, eut annoncé son intention
de se porter candidat à la
présidentielle prévue en janvier, alors qu'il avait
promis à maintes fois qu'il
confierait le pouvoir à un président civil au
terme de la transition.
afp
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