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La Secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, qui a
entamé jeudi dernier une tournée qui l’a conduite à travers
quatre pays maghrébins, a dû attendre la dernière étape de
son périple pour se voir confrontée au véritable problème
qui perdure dans la région.
Il
s’agit, bien évidemment, de l’épineuse question de
l’autodétermination du Sahara occidental. En effet, au
moment où elle s’apprêtait à rallier la capitale du royaume
marocain, après son étape d’Alger, le président sahraoui,
Mohamed Abdelaziz, a sauté sur l’opportunité pour
l’interpeller sur l’indépendance de son pays et les
violations des droits de l’homme dont continue de se rendre
coupable l’armée royale dans les territoires occupés. «Comme
vous le savez, souligne le responsable du Polisario dans sa
lettre, le Maroc a occupé illégalement le Sahara occidental,
malgré les résolutions du Conseil de sécurité et l’avis de
la Cour internationale de justice.
Cet
Avis affirmait clairement l’inexistence de liens de
souveraineté entre le Sahara occidental et le Maroc et
recommandait, à juste titre, l’application du droit à
l’autodétermination. L’invasion militaire marocaine a
précipité le Maghreb dans un cycle de déstabilisation et
d’incertitudes. Elle est similaire, par sa nature, à
l’invasion du Koweït par l’Irak et à celle du Timor-est par
l’Indonésie. Le Front Polisario, qui résistait déjà contre
le colonialisme espagnol, se devait de continuer sa
résistance au nom du peuple sahraoui, au nom de la légalité
internationale et au nom du droit.
A
dessein, M. Abdelaziz, à travers sa démarche, vise à
interpeller la conscience de l’émissaire de l’administration
Bush, et ce, en lui citant des cas d’invasion auxquels les
Etats Unis se sont opposés, le Koweït et Timor. |